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Cinor : Le premier pylône du téléphérique dressé

C’est un grand jour pour la future ligne du téléphérique dionysien reliant les quartiers du Chaudron et Bois de Nèfles. Une visite de ce chantier a été organisée ce lundi par la Cinor, maître d’ouvrage de ce projet, en présence notamment de la maire de Saint-Denis Ericka Bareigts, des représentants de la Région, du Feder et autres financeurs comme l'AFD ou la Banque des territoires. Une visite marquée par le levage du premier des 26 pylônes du tracé de cette première ligne du téléphérique urbain à Bois de Nèfles, sur le site d'accueil de la future gare.

Ecrit par – le lundi 10 août 2020 à 11H02

Temps fort ce lundi lors de la visite de chantier du téléphérique urbain de la Cinor. Le premier des 26 pylônes du tracé de la première ligne a été levé à Bois-de-Nèfles, sur le site d’accueil de la future gare. Une opération précédée d’une visite des chantiers des cinq futures gares.
 

St-Denis: Pose de la première pierre du premier téléphérique public d’Outre-mer

Cette première ligne, Chaudron / Moufia / Bois-de-Nèfles sera connectée au réseau de transport Citalis existant, qui transporte déjà plus de 21 millions de voyageurs annuel. Elle tient également compte du futur projet de réseau ferroviaire qui desservira les trois communes de la Cinor et où des discussions sont en cours pour un tracé allant de Saint-Benoît à Saint-Denis.

Pour le reste, cette ligne du téléphérique s’inscrit dans le projet de Réseau Intégré de Transport Moderne, porté par la mairie de Saint-Denis (RITMO), qui comprend la création d’un réseau de cinq lignes téléportées desservant plusieurs quartiers des hauts et les mi-pentes en restant connecté au réseau du TCSP du centre-ville.

« La livraison de ce téléphérique Bois-de-Nèfles / Moufia / Chaudron est prévue pour le milieu d’année 2021 », indique Mickaël Nacivet, chef de projet téléphérique pour la Cinor, précisant que la ligne de 2,7 km a pour but de relier ces quartiers via une centralité. « Les cabines vont passer toutes les 36 secondes en station, il n’y aura pas de temps d’attente », assure-t-il.« Et le temps de parcours sera garanti toutes les 3 minutes avant d’arriver à une nouvelle station ».

La station de Bois-de-Nèfles est aujourd’hui la plus aboutie. Il reste encore à finaliser quatre autres stations (les terrassements et les fondations ont déjà été engagés) et la construction des 25 autres pylônes.

 

Les travaux préparatoires (défrichage, sondages, et autres dévoiements de réseaux) sont désormais terminés sur les sites des futures stations du téléphérique (Chaudron, Campus, Moufia, Bancoul et Bois de Nèfles) et des sites d’implantation des 26 pylônes.

La livraison du premier téléphérique urbain de l’outre-mer français, et de France, de part son ampleur, est prévue dès la rentrée 2021.

Un projet plébiscité par la population à hauteur de 90 % qui propose un tracé de 2,7 km, comprenant 5 stations, pour environ 6 000 voyageurs transportés par jour avec un débit potentiel de 1000 voyageurs par heure.

D’un coût de 50 millions d’€ (en tenant compte des opérations connexes), l’opération est financée par la Cinor, la mairie de Saint-Denis, la Région, l’Europe, l’AFD et la Banque des territoires.

« Désenclaver les hauteurs de la ville et fluidifier la circulation »

Si le président de la Cinor et maire de Sainte-Suzanne Maurice Gironcel se félicite que le Nord et Saint-Denis « disposeront bientôt du premier téléphérique urbain de France », la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, met en avant “cette innovation écologique qui participera à désenclaver les hauteurs de la ville et à fluidifier la circulation”.

Tous deux sont attentifs au fait que « l’impact des travaux sur les riverains soit le plus limité possible. Nous mettons tout en oeuvre et resterons vigilants sur ce point durant l’ensemble des travaux, même s’il est prouvé que la gêne est relativement faible au moment des travaux”.

Sur le plan financier, « la réalisation de ce projet est relativement bon marché au regard du transport par bus qui nécessite des infrastructures importantes », poursuit la Cinor, qui indique que les coûts du projet « ont été optimisés et maîtrisés afin de garantir la meilleure utilisation des fonds publics possibles, tout en garantissant la qualité du projet ».

« Ce projet ambitieux de lignes téléphériques va permettre de faciliter les déplacements entre les hauts de la commune, les secteurs basés en mi-pentes et le littoral », vante Maurice Gironcel. Son homologue dionysienne, elle, compte beaucoup sur ce type d’infrastructures pour essayer de faire changer les mentalités. « Ce projet est le fruit d’une réflexion globale et vient répondre à une problématique de déplacements devenue majeur, notamment pour le chef-lieu. Il s’agit pour nous d’apporter une des réponses au « tout auto », complète à son tour la maire de Saint-Denis.

Ce premier téléphérique sera suivi en 2022 selon les estimations de l’intercommunalité d’un second téléphérique urbain reliant le quartier de Bellepierre à La Montagne. Cette « téléphérique-mania » semble avoir touché d’autres communes ou collectivités de l’île à en croire Maurice Gironcel puisque certaines d’entre elles « ont déjà lancé des études ». « Il en est de même à Mayotte puisque nous avons été approchés en ce sens », se félicite l’homme fort de la Cinor.

En lien avec le  futur projet de Tram TAO

Cette première ligne, Chaudron / Moufia / Bois-de-Nèfles sera connectée au réseau de transport Citalis existant (plus de 21 millions de voyageurs annuel) et tiendra compte du futur projet de tram TAO qui desservira le chef-lieu en grande partie sur l’actuel tracé du transport en commun en site propre (TCSP) du centre-ville.

Autre motif de satisfaction pour la mairie de Saint-Denis, une concertation « réussie » aussi bien avec les habitants, les collectivités ou encore les entreprises. Pour poursuivre cette dynamique, la Cinor compte mettre en place des points info-proximité dans les quartiers impliqués par les futurs aménagements, sans oublier la tenue de réunions publiques d’information qui vont continuer à s’organiser auprès des riverains, associations, commerçants et l’ensemble des personnes concernées par le projet.

 

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