Chômage : Ce qui attend les demandeurs d’emploi

Lors de sa dernière adresse aux Français, Emmanuel Macron a mis en garde les allocataires sur la recherche d’emploi : "Les demandeurs d'emploi qui ne démontreront pas une recherche active d'emploi verront leurs allocations suspendues."
Contrôler davantage les demandeurs d'emploi
Ces contrôles ne sont pas une nouveauté et font déjà partie des missions du Pôle emploi. Ce qui change “c’est que les demandeurs qui n’auront pas démontré de recherches actives vont se voir suspendre leurs allocations”, explique Angélique Goodall, directrice du Pôle Emploi.
Le gouvernement table sur 25 % de contrôles supplémentaires dans les six prochains mois, sur tout le territoire, y compris à La Réunion.
"Concrètement, les demandeurs d’emploi doivent pouvoir démontrer qu'ils répondent aux offres qui correspondent à leur profil, qu’ils participent à des prestations que nous pouvons leur proposer pour améliorer leur recherche d'emploi", ajoute la directrice.
“Si nous constatons qu’une personne ne s’inscrit pas dans des recherches actives, nous pourrions être amenés, et c’est le cas parfois, à suspendre ses allocations”.
Sanctionner ceux qui ne remplissent pas leurs devoirs
En matière de contrôles, deux actions sont menées. La première, qui relève des conseillers, consiste à vérifier s’il n’y a pas de manquement de la part du demandeur. “S’il n’y a pas de motif valable, nous pouvons acter ce manquement par une sanction”.
La deuxième action relève de l'action d’une équipe d’une quinzaine de conseillers à La Réunion, mandatée par Pôle emploi, “qui consiste à contrôler des demandeurs d’emploi” et comprendre pourquoi ces derniers ne parviennent pas à retrouver du travail dans l’un des secteurs porteurs.
Cette action vise des profils particuliers, “ceux qui sont à la recherche sur des métiers en tension”. Ces secteurs représentent 75% des offres d’emploi à La Réunion, soit l’hôtellerie, la restauration, le commerce, le transport logistique, la santé et l’action sociale et le BTP.
Angélique Goodall se veut rassurante : “Sanctionner à tout va, ce n’est absolument le but. Notre objectif est de remobiliser la personne”. Elle assure également que le pourcentage d’inscrits sanctionnés est très faible.
En 2019, sur les 8000 contrôles réalisés, moins de 2% des demandeurs ont été radiés.
À noter qu’à partir du 1er décembre, les allocataires devront avoir travaillé 6 mois, contre 4 actuellement, pour bénéficier d'une allocation chômage. "La dégressivité s'appliquera au-delà du sixième mois et non plus du huitième, pour les salaires de plus de 4500 euros", a précisé la ministre du Travail.


