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Chienne tuée à coup de râteau : « Il ne faut pas avoir peur de parler »

« C’est déjà un premier pas vers la reconnaissance de ce qu’a subi Pépin quelque soit le délibéré ». Dans l’affaire qui oppose Sylvie Souci à son voisin, le tribunal de police de Saint-Pierre a, ce mardi, mis sa décision en délibéré au 7 mars prochain. Alors Sylvie Souci attend probablement la décision définitive de la justice […]

Ecrit par PB – le mercredi 08 février 2017 à 17H57

« C’est déjà un premier pas vers la reconnaissance de ce qu’a subi Pépin quelque soit le délibéré ». Dans l’affaire qui oppose Sylvie Souci à son voisin, le tribunal de police de Saint-Pierre a, ce mardi, mis sa décision en délibéré au 7 mars prochain. Alors Sylvie Souci attend probablement la décision définitive de la justice pour pouvoir faire le deuil de [sa chienne Pépin décédée en novembre dernier après que Gaëtan Rivière, son voisin, a assené un coup de râteau mortel sur la tête de l’animal. ]urlblank:http://www.zinfos974.com/St-Pierre-Un-homme-juge-au-tribunal-de-police-pour-avoir-tue-une-chienne_a110707.html

Une audience que la chef d’entreprise avec la Fondation Brigitte Bardot, l’association 4 Pattes Mi Aid A Zot, le Collectif réunionnais d’assistance et de protection des animaux de Saint-Denis et l’APPAR constituées partie civile dans cette affaire, auraient préféré voir se dénouer au tribunal correctionnel.  » Une requalification des faits demandée mais qui apparaissait compliquée au regard du dossier », explique-t-elle.

Aujourd’hui, à l’issue de l’audience, Sylvie Souci espère que le jugement prendra en compte « le degré de violence et de méchanceté » qui ont entrainé la mort de Pépin âgée de tout juste un an. 

 

« Pépin est un dommage collatéral »

Si de son côté l’homme de 35 ans a assuré encore aujourd’hui avoir agi pour se défendre face à l’agressivité de Pépin, pour Sylvie Souci qui milite dans trois associations de protection des animaux, la jeune chienne de moins de 10 kg n’était nullement agressive. « Pour preuve, les nombreux chiens que j’ai reçus en tant que famille d’accueil sans qu’il ne se soit jamais rien passé avec Pépin ».

« Pépin est un dommage collatéral, elle s’est retrouvée au milieu d’un conflit de voisinage », souffle-t-elle. Tout a ainsi débuté au décès du propriétaire. C’est à ce moment que son voisin a commencé à empiéter sur la propriété louée par Sylvie. Septembre 2016, un de ses six chiens, Goyave, reçoit une décharge de plombs à la patte. Novembre 2016, elle retrouve Pépin qu’elle avait recueillie et soignée quelques mois auparavant, morte dans son jardin. 

Sylvie Souci n’a donc qu’un seul objectif au-delà de rendre hommage à sa chienne, et ce n’est pas l’argent insiste-t-elle, « si nous gagnons, tout sera reversé à des associations ». L’objectif est ici de porter un message: « Punir les actes de cruauté gratuits. Il ne faut pas avoir peur de parler ni avoir peur des représailles. Il faut dénoncer les chiens maltraités mais aussi ceux qui les maltraitent. Les associations sont là pour vous aider ». 

 

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