CGTR Energie : "La situation reste la même", selon Patrice Atchicanon

Alors que la colère monte de plus en plus dans les foyers réunionnais, plus d'une centaine de personnes sont devant la sous-préfecture de Saint-Pierre pour crier leur "colère".
La situation semble toujours "bloquée" entre les grévistes de la Séchilienne-Sidec, agents EDF et leurs directions respectives. "La situation est la même qu'hier", explique Patrice Atchicanon, secrétaire adjoint de la CGTR Energie, "il y a eu des approches entre la direction et les grévistes mais c'est toujours compliqué". La situation est actuellement identique aux Antilles (Guadeloupe et Martinique), "on comprend parfaitement que la grève apporte des gènes à la population", explique-t-il, mais le secrétaire adjoint de la CGTR Energie souligne le fait que "tout le monde était au courant des risques depuis le début du conflit (ndlr : commencé il y a deux ans), surtout la direction d'EDF".
Pour le moment, "il n'y a pas de sollicitations de la part de la direction, nous n'avons plus le choix aujourd'hui pour faire aboutir notre revendication (ndlr : application du protocole de 1972) en utilisant les moyens à notre disposition pour être entendu", souligne-t-il.
"L'heure n'est plus à la pédagogie"
"L'heure n'est plus à la pédagogie" ajoute-il, même si ce dernier est tout à fait conscient et comprend "les difficultés de la population", conclut-il. "Nous sommes déterminés à faire bouger les choses et nous attendons que le dialogue soit de nouveau ouvert avec la direction nationale".
En attendant, une éventuelle ouverture du dialogue entre syndicats, grévistes et direction nationale, "une tranche de l'usine au Gol est actuellement remise en production" précise la préfecture dans son point de 12 heures. Une remise en production qui pourrait prendre entre 8 et 10 heures pour faire repartir les chaudières de l'usine du Gol.


