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Cette Europe-là, je n’en veux pas !

Ecrit par zinfos974 – le lundi 5 mai 2014 à 11H46
Je suis pro-européen et pour la monnaie européenne. Je le suis depuis que j’ai lu Victor Hugo, il y a un sacré bail. Mais je refuse de l’être à n’importe quel prix !
 
Une Europe forte, dynamique, prospère, capable de faire pièce aux autres grandes puissances, oui, mille fois oui.
 
Mais une Europe qui veuille jusqu’à annihiler ma qualité de Français et mon âme réunionnaise, non, mille fois non !
 
Or, à quoi assiste-t-on actuellement ?
 
Les députés européens ne députent plus rien du tout. Bien payés pour se faire du lard, ils se contentent, à quelques rares exceptions près, d’avaliser les lois qui leur sont imposées par les technocrates de Bruxelles.
 
Ces derniers, le cul vissé dans des fauteuils rembourrés, dans leurs bureaux climatisés, ne sont absolument pas en phase avec la réalité européenne. Ils ne vont jamais sur le terrain et ne connaissent rien des difficultés rencontrées par les professionnels de tout bord.
 
En revanche, ils sont quotidiennement assaillis par les lobbyistes, démarcheurs forcenés des entreprises et multinationales de toutes sortes, les seules à réellement faire la loi, n’en déplaise aux politiques qui croient encore diriger le monde.
 
Les députés sont à la botte des technocrates et non l’inverse. Ces technocrates qui possèdent moult comptes en Suisse et au Luxembourg. On chochotte même qu’au Liechtenstein… mais ne l’ébruitons pas.
 
Grassement stipendiés par les lobbyistes, ces technocrates font ainsi passer des lois qui vont à l’encontre de l’intérêt bien compris des états membres. Un exemple ? Contre l’intérêt de la France, l’Europe impose la libéralisation du commerce de ces OGM qui foutent le tracsir, pour les beaux yeux d’une société américaine.
 
L’ultralibéralisme qu’impose l’Europe, avec les ravages que l’on sait chez les travailleurs, fait qu’une entreprise parfaitement viable est liquidée pour le seul bon plaisir de son patron indien.
 
Exemple navrant avec les aciéries de Lorraine, liquidées (avec l’aval de Sarko et Hollande) non parce qu’elles perdaient du pognon mais parce qu’elles n’en gagnaient pas assez ! Elles ont leurs propres fournisseurs, leurs propres clients, gagnent de l’argent, mais… le seigneur Mital refuse à ses employés le droit de racheter leur propre usine.
 
Autre exemple consternant, en raison des quotas européens, les éleveurs français sont dans l’obligation de déverser des centaines de milliers de litres de lait sur nos routes. Un lait qui pourrait nourrir des populations africaines périssant lamentablement de famine.
 
Je vais suggérer une chose qui va encore me faire clouer au pilori… Pourquoi ne pas prendre, chez les Américains, les exemples quand ils sont bons ? L’état fédéral US a des prérogatives incontournables pour tout ce qui concerne la défense, les affaires étrangères, l’économie, la monnaie, le pétrole. Les 50 états membres ont les leurs pour l’éducation, la justice, les affaires religieuses, la peine de mort, l’écologie, la pêche, la chasse, etc. Avec les inévitables errements que l’on sait et je ne dis pas que c’est parfait mais qu’il y a du bon. Le Texan se sent américain ET texan. Je revendique le droit de me sentir réunionnais, français ET européen.
 
Quand l’entends dire que nos eaux de baignade ne sont pas conformes aux normes européennes, je me gondole, comme dirait la baleine de Jonas. Sans doute les eaux de la mer du Nord ou de la Manche, très européennes elles, sont moins polluées ? Un peu de sérieux.
 
Je ne suis pas pour l’abandon de l’euro, mesure qui coûterait mille fois plus qu’elle ne rapporterait. Mais je suis pour la révision de la règle européenne qui veut que l’Europe passe avant tout. Les compromis n’ont pas été faits pour les chiens.
 
De Gaulle doit se retourner dans sa tombe.
 
Jules Bénard

 

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