Cerise mahoraise sur le gâteau de l’AMDR !

Est-ce qu’on nous prend à ce point pour des tartes ? On apprend dans la presse de jeudi 11 septembre, après plusieurs jours de contestations tous azimuts par voie de presse et dans différentes émissions radios, que M. Hamilcaro cesserait de se réfugier derrière la légalité de son emploi de directeur de l’association pour assumer l’illégitimité de sa nomination et la question morale que pose cette dernière.
Le citoyen, ecoeuré par les arrangements entre copains politiques ou les vice-présidences de l’association sont fonction dans la hiérarchie des peines purgés par les membres du bureau, le pauvre citoyen de base a le sentiment que l’indignation collective va permettre à la morale publique de clarifier ce que nos élus font de nos deniers sauf que le début de rétractation annoncée est émis depuis... Mayotte, où notre directeur purgeant confortablement sa peine d’inéligibilité (entre autres) à plus de 5000 euros par mois serait pour plusieurs jours en "formation".
Il est urgent de savoir si cette formation est réalisée au titre de sa nouvelle fonction et sur les fonds, une fois de plus de l’AMDR, c’est à dire des collectivités qui cotisent, c’est à dire avec nos impôts, comme il est urgent de savoir à quoi le brillant maire déchu est-il allé se former.
C’est fort de café qu’à peine quelques jours après sa nomination, le président de l’AMDR, M. Fouassin ait accepté que sa nouvelle recrue si contestée ait eu la permission, voire l’ordre de mission avec défraiement, de se payer un petit tour sur l’île aux parfums. Etait–ce bien utile, quand on sait les difficultés budgétaires qui pèsent sur les collectivités, membres ou démissionnaires de l’association, que le directeur des maires aille se faire accueillir en mode "caribou mahore" dans le nouvel aéroport de Dzaoudzi ? Quel bénéfice pour l’AMDR, quel intérêt pour les Réunionnais ? De surcroît, quelle nouvelle faute, pour les élus qui siègent comme pour le sieur Hamilcaro le probe, que de partager ses états d’âmes sur le reflux populaire de sa nomination depuis sa chambre du caribou où depuis la plage du Sakouli ! A moins qu’il soit allé faire une formation en communication pour comprendre le sens de son intervention sur sa démission depuis un autre archipel ! Quand bien même, quelle honte de lire par ailleurs que pour tenter à nouveau de le défendre, un "indicateur proche du dossier" de souligner "Il se laisse un temps de réflexion, mais il ne faut pas oublier que Cyrille Hamilcaro n’a pas perdu ses droits civiques et qu’il a le droit de travailler."
C’est justement parce que personne n’a oublié que Cyrille Hamilcaro a le DEVOIR de TRAVAILLER ! Pour gagner honnêtement sa vie, et certainement pas pour jouer les victimes depuis Mayotte sur fonds publics. Il a le droit comme plus de 30% de Réunionnais ordinaires (qu’il est redevenu) au chômage d’aller à Pôle Emploi, il a le droit comme plus de 65% des jeunes Réunionnais de galérer parce que la machine politique réunionnaise est en panne en matière de création d’emplois, il a le droit de se former pour trouver un emploi, et pas forcément d’en bénéficier à l’occasion d’un petit tour d’avion une fois son contrat signé ! Cyrille a le droit de redevenir Monsieur tout le monde, le devoir de purger sa peine, le droit de se faire oublier, lui et ses frasques et ceux qui ont tenté de "l’héberger" le devoir de rendre des comptes... pas à Mayotte... aux Réunionnais !


