Case à Pains : une sortie de redressement prévue en juillet ?

Initialement prévu pour être présenté lors de l'audience du 19 mars, le plan de redressement des boulangeries Case à Pains et des enseignes Columbus a été reporté au mois de juillet. Le dirigeant Olivier Levy a obtenu du tribunal de commerce de Saint-Denis l'ouverture d'une troisième période d'observation.
« Nous avons sollicité et obtenu une troisième période d'observation pour nous permettre de finaliser le plan de redressement », explique Me Badat, avocat d'Olivier Levy. Cette demande a reçu l'avis favorable de l'ensemble des organes de la procédure (administrateur, mandataire et parquet). L'objectif pour le groupe est d'obtenir l'adoption du plan de continuation lors de la prochaine audience arrêtée au 9 juillet. "Cette décision permet à La Case à Pains de poursuivre activement l'élaboration de solutions solides et durables pour assurer la pérennité de l'entreprise. D’un point de vue procédural, cette prorogation nous offre également le temps nécessaire pour procéder à la circularisation du plan de redressement pour l'ensemble des sociétés du Groupe Deal RUN auprès de l’ensemble de créanciers", explique le dirigeant Olivier Levy.
Appel des investisseurs ?
Pour que l'ensemble du groupe bénéficie de cette prolongation – portant la durée totale de la procédure de redressement judiciaire à 18 mois maximum – la holding Deal Run, jusqu'alors en sauvegarde, a été placée en redressement judiciaire, sans pour autant être en cessation de paiements.
Plusieurs plans seront nécessaires pour permettre aux sociétés Case à Pains, Columbus et Deal Run de rembourser leurs passifs respectifs. Le groupe envisage également de faire appel à des investisseurs susceptibles d'entrer au capital, selon nos informations. "Nous restons pleinement mobilisés pour garantir la continuité de notre activité et préserver les intérêts de nos salariés, clients et partenaires", poursuit-il.
Le Colombus ferme ses portes à Saint-Denis
Seule ombre au tableau, l'une des enseignes Columbus, située à Saint-Denis, a fait l'objet d'une liquidation judiciaire prononcée ce mercredi par le tribunal de commerce. Seul l'établissement du Port poursuit son activité normalement.
Pour rappel, le 20 mars dernier, les boulangeries Case à Pains et la holding Deal Run avaient été placées respectivement en redressement judiciaire et en sauvegarde, à la demande d’Olivier Lévy. Cette procédure collective avait été motivée par une conjoncture économique difficile, marquée par la hausse des matières premières, l’envolée des coûts énergétiques et des tensions avec un partenaire.


