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Carton rouge pour le préfet Amaury de Saint-Quentin

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 18 janvier 2018 à 18H03

N’est pas préfet des DOM-TOM qui veut ?

L’ouragan  Irma nous a montré les limites des préfets et sous-préfets dans les DOM-TOM. Ces derniers, souvent hors cadre, sont  nommés pour service rendu. On ne gère pas les DOM-TOM comme on gère la région PACA, l’Alsace, etc.

Éric Maire nouvellement nommé en Guadeloupe, disait lors de sa première affectation en Haute-Loire, “ je souhaite être à l’écoute des gens, disponible et présent sur le terrain, car on administre bien que ce qu’on connaît“. Mais depuis sa prise de fonction aux Antilles, les gaffes et polémiques s’accumulent, le lendemain du passage de l’ouragan Irma, les journaux titraient ‘’polémique en Guadeloupe après l’arrivée d’un bateau de rescapés composé majoritairement de touristes, Il n’y a que des blancs’’ bateau réquisitionné par le préfet pour soi-disant venir en aide aux rescapés de saint Barthelemy. Toujours, le même ouragan, Anne Laubiès sous-préfète des saint-Barht, paniquée par la violence des vents, parait-il, abandonnait les habitants à leur triste sort, pour se réfugier en Guadeloupe. À sa suite,  les professeurs originaires de Métropole, en vacances dans l’hexagone, traumatisés par les images qu’ils ont vu dans les médias,  refusent de retourner exercer en Guadeloupe.

Rencontrons-nous aujourd’hui ce même problème avec la tempête Berguitta ? Le nouveau préfet Amaury de Saint Quentin, fraichement débarqué, me donne l’impression ne pas connaitre suffisamment notre département, pour pouvoir gérer au mieux les cyclones et tempêtes.

Je ne doute pas des compétences de ce haut fonctionnaire de l’État, que je respecte, mais malheureusement, lui et son équipe ne connaissent pas la réalité du terrain.

Je veux parler ici, tous les quartiers enclavés, l’état des routes dans les hauts de l’Île, les chemins boueux,  les sentiers battus, les petites voies bétonnées, les  glissements de terrain, les quartiers inondés à chaque pluie,  les ravines qui débordent, les champs de cannes dont les habitants du secteur sont obligés de traverser pour aller prendre le bus, les voies impraticables en voiture quand il pleut, les radiers, les crues des petits cours d’eau habituellement sèches.

Dès leurs arrivées, ces préfets reçoivent toujours les VIP et font confiance aux technocrates déjà en poste depuis des années, qui pour la plupart sont déconnectées de la réalité, leurs weekends c’est la plage, les vacances la métropole. Ils ne connaissent pas la Réunion d’en bas, nos quartiers populaires.

Quant au directeur de cabinet, il ne savait plus quoi répondre, devant l’insistance des journalistes, il finit par dire, “chaque Réunionnais doit décider de prendre la route ou pas, pour rejoindre son lieu de travail“, traduction, débrouillez-vous, s’il vous arrive quelque chose se sera de votre responsabilité.  Ce qu’il ne sait pas, c’est que beaucoup de nos concitoyens travaillent pour 1200 euros, une journée d’absence diminue fortement leurs salaires.

La décision de ne pas déclencher l’alerte rouge peut avoir des conséquences tragiques. À l’heure où j’écris ces quelques lignes, Dieu merci, il n’y a pas eu d’accident.

Pour ma part, je dirais par principe de précaution et sécurité, surtout dans le doute avec une trajectoire aussi indécis, la sagesse voudrait que l’on déclenche l’alerte rouge.

Alors Monsieur le Préfet, je me tiens à votre entière disposition pour vous guider là où vive une bonne partie de la population Réunionnaise, là où vos prédécesseurs n’ont jamais voulu mettre les pieds.
 

 

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