Carrière de Bois Blanc : la Région dit non, encore une fois

Réunie ce vendredi sous la présidence d’Huguette Bello, la Commission permanente de la Région Réunion a rendu un avis défavorable sur le projet de Schéma régional des carrières, dénonçant la réintroduction du site de Bois Blanc et un manque de concertation publique.
La tension reste vive autour du futur Schéma régional des carrières (SRC). Réunie ce vendredi 7 novembre, la Commission permanente de la Région Réunion, présidée par Huguette Bello, a émis un avis défavorable sur le document en cours d’élaboration sous la responsabilité de l’État. En tant que Personne Publique Associée, la collectivité devait se prononcer sur un projet censé encadrer l’exploitation des matériaux nécessaires aux grands chantiers de l’île.
Incohérences majeures
Ce schéma, fondé sur un besoin annuel estimé à quatre millions de tonnes, vise à assurer l’approvisionnement des projets d’aménagement tout en préservant les ressources naturelles. Mais pour la Région, le texte présenté comporte plusieurs incohérences majeures. En ligne de mire : la réintroduction du site de Bois Blanc, au lieu-dit Ravine du Trou à Saint-Leu, comme Gisement d’intérêt régional à préserver. Une mention jugée inacceptable par la majorité régionale, qui rappelle que le Schéma d’aménagement régional (SAR) a été révisé en 2023 pour interdire toute carrière à cet emplacement.
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Le site de Bois Blanc, classé comme zone à forte sensibilité environnementale par l’Autorité environnementale, avait déjà fait l’objet d’un rejet formel par la collectivité. Lors du comité de pilotage du 10 juin 2024, la vice-présidente Karine Nabénésa avait réaffirmé l’opposition de la Région à tout retour de ce projet dans le futur schéma. Elle avait souligné que la réintégration du site n’était plus justifiée depuis l’abandon de la digue sur la Nouvelle Route du Littoral, désormais remplacée par un viaduc entre la Grande Chaloupe et La Possession.
En outre, la Région déplore l’absence d’enquête publique et le caractère restreint de la consultation du public, limitée à une participation en ligne d’un mois. La Commission permanente invite ainsi les services de l’État à élargir les modalités d’information et d’expression avant l’adoption définitive du schéma, prévue fin 2025.


