Campagne sucrière : lancement le 8 juillet dans le Nord et l'Est

Le calendrier est désormais arrêté. La campagne sucrière 2026 débutera le mercredi 8 juillet dans les bassins Nord et Est, avant un lancement cinq jours plus tard, le 13 juillet, dans le Sud.
La décision a été actée à l'issue d'une réunion entre les différentes parties prenantes. Les centres de Cannes-Longue et de Cannes-Fonçonnet ouvriront ainsi la campagne dès le 8 juillet. Selon Pierre-Emmanuel Thonon, président de la Commission mixte d'usine (CMU) de Bois-Rouge, les essais réalisés ces derniers jours à l'usine ont permis de confirmer cette échéance, malgré quelques réglages techniques restant à finaliser.
Cette date était toutefois conditionnée à une revendication portée notamment par l'UPNA et la CGPER : la communication par Tereos du détail des dettes individuelles des planteurs. L'industriel s'est engagé à adresser dès lundi un SMS à chaque planteur avec le montant de son solde, avant une communication plus détaillée dans les jours suivants. Cet engagement a permis de lever les dernières réserves des organisations agricoles.
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Cette exigence faisait suite aux inquiétudes exprimées ces dernières semaines par les syndicats agricoles, qui réclamaient davantage de transparence sur les sommes restant dues aux exploitants avant d'accepter le démarrage de la campagne.
Contrairement aux tensions observées dans le Sud autour de la fixation de la date d'ouverture, le consensus a finalement prévalu dans le Nord et l'Est. « Tout le monde était d'accord », assure le président de la CMU de Bois-Rouge, qui souligne que l'engagement de Tereos sur la communication des dettes a constitué l'élément déterminant.
Les perspectives de récolte apparaissent par ailleurs encourageantes. Les premières estimations évoquent environ 728.000 tonnes de cannes selon les prévisions des planteurs, contre 700.000 tonnes pour Tereos et 688.000 tonnes pour le CTCS. Des volumes qui laissent espérer une campagne plus soutenue que l'an dernier, même si les conséquences du cyclone Garance pèseront encore sur la situation financière de nombreux exploitants, certains devant poursuivre le remboursement des avances contractées après les pertes subies en 2025.


