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Calendrier scolaire : Le Sgen-Cfdt souhaite un vaste débat public

Ecrit par zinfos974 – le samedi 15 février 2014 à 12H31

Le Conseil régional doit rendre son avis, en Commission permanente le 25 février prochain, sur les modifications du calendrier scolaire décidées par le recteur Thierry Terret.

Dans cette optique, la Région a lancé des consultations avec les parents d'élèves et les organisations syndicales. Vendredi, le syndicat Sgen-Cfdt était reçu par la Conseillère régionale Huguette Vidot. A l'instar d'autres syndicats, au-delà des modifications des dates décidées par le recteur, le syndicat souhaiterait qu'une véritable réflexion autour du calendrier climatique soit menée.

"On se félicite qu'une telle consultation ait lieu", indique d'emblée Maryvonne Quentel, la secrétaire générale du Sgen-Cfdt.

Pour la représentante du syndicat, les nouvelles dates décidées par le recteur ne règlent pas "les problèmes de fond". Pour rappel, Thierry Terret a annoncé un prolongement de quelques jours des vacances d'été austral pour les trois prochaines rentrées. En 2015, celle-ci se fera le 29 janvier (au lieu du 19 comme c'était initialement prévu), puis la rentrée aura lieu le 28 janvier en 2016 et le 30 janvier en 2017.

"La décision du recteur est un moindre mal mais cela ne règle pas tout. Il a satisfait une urgence et seulement parce que les lycéens sont descendus dans la rue", rappelle Maryvonne Quentel.  "Nous sommes dans l'hémisphère sud. Il nous paraît normal que le calendrier scolaire soit en accord avec les rythmes des saisons".

"Ce qui nous importe, c'est la réussite des élèves"

Le Sgen-Cfdt a donc fait par à Huguette Vidot de sa préférence pour un calendrier correspondant à un découpage du type "année civile climatique". Avec une rentrée  qui aurait lieu fin février ou début mars et une année scolaire qui se terminerait en décembre.

"Ce qui nous importe, c'est la réussite des élèves. Or, avec le calendrier actuel, la longue coupure pendant les vacances d'été  provoque une rupture dans l'apprentissage des élèves", poursuit-elle. Une rupture pédagogique "très néfaste" pour les élèves, d'après elle, et particulièrement pour les plus jeunes, ceux du premier degré.

Maryvonne Quentel rappelle que les directives nationales préconisent une alternance régulière tout au long de l'année scolaire en périodes adaptées en travail et repos (7 semaines de travail, 2 semaines de repos). Le calendrier climatique avec une rentrée scolaire qui aurait lieu fin février/début mars permettrait d'appliquer ces rythmes.

Aussi, l'argument de la poursuite des études des néo-bacheliers vers la métropole ne suffit pas selon le syndicat pour être un frein à l'application du calendrier climatique. "Seuls 2.000 étudiants choisissent de poursuivre leurs études en dehors du département mais la majorité restent à la Réunion, où l'offre de formation s'est développée", constate la secrétaire générale du Sgen-Cfdt. Elle rappelle que le calendrier scolaire est appliqué de la maternelle au lycée et concerne quelque 238.000 élèves.

Le Sgen-Cfdt milite donc pour qu'un vaste débat public soit mis en place sur cette épineuse question du calendrier scolaire. Un débat avec tous les acteurs concernés, politiques, économiques, la société civile, ou encore les spécialiste de l'enfance et des rythmes scolaires... "C'est un débat de société qui engage l'avenir de la Réunion", conclut Maryvonne Quentel.

 

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