Revenir à la rubrique : Politique

Budget 2026 : Le PS réunionnais rejette "l'austérité sociale qui frappera injustement les plus fragiles"

Ecrit par N.P. – le mercredi 16 juillet 2025 à 11H15
Photo d'archives

La fédération réunionnaise du Parti socialiste s'exprime à son tour après l'annonce, hier soir, des mesures de restriction budgétaire prévues par le Premier ministre François Bayrou pour 2026.

Le communiqué :

Santé, retraites, services publics : stop au démantèlement social

La fédération réunionnaise du Parti Socialiste exprime sa profonde indignation face aux propositions émises par François Bayrou dans son rapport au gouvernement. Ces annonces, sous couvert de « bon sens budgétaire », constituent en réalité une série de mesures d’austérité sociale qui frapperont injustement les plus fragiles de nos concitoyens.

Un coup porté aux malades chroniques


L’augmentation des franchises médicales est une attaque directe envers les personnes atteintes de maladies de longue durée. À La Réunion, où les taux de diabète, d’AVC ou encore d’insuffisance rénale sont parmi les plus élevés, cette mesure est dangereuse et inacceptable. Elle revient à pénaliser l’accès aux soins des plus pauvres. Faut-il rappeler que les 10 % les plus riches en France vivent en moyenne 13 années de plus que les 10 % les plus pauvres ? Cette mesure ne fera qu’aggraver un écart sanitaire déjà scandaleux.

Une trahison du contrat social


La décision de ne pas indexer toutes les prestations sociales sur l’inflation, alors même que les prix de l’alimentation et de l’énergie explosent, est une attaque directe contre les plus démunis. À La Réunion, 38 % des familles vivent sous le seuil de pauvreté et survivent grâce aux aides sociales. Leur retirer cette indexation, c’est les plonger plus encore dans la précarité. C’est nier leur dignité.

Le mépris envers nos aînés


Ne pas revaloriser les petites retraites, alors que de nombreux seniors ont travaillé toute leur vie dans des conditions difficiles, est une faute politique et morale. Nos anciens méritent le respect, pas l’abandon.

Une attaque contre les services publics de proximité


Les collectivités locales sont également dans le viseur. Ces dernières, garantes du lien social, de l’éducation, de l’action sociale et des solidarités locales, se retrouvent encore affaiblies. C’est une attaque contre les mairies, les CCAS, les écoles, les crèches… bref, contre le quotidien de millions de Français.

Le paradoxe de l’opulence


Ces décisions tombent alors même que la France bat des records de dividendes versés aux actionnaires et que les ultra-riches voient leur fortune s’envoler. Dans le même temps, la pauvreté explose. Il est inacceptable que ce soient toujours les mêmes qui paient : les classes populaires, les travailleurs pauvres, les retraités modestes, les malades.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :