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Budget 2026 : les députés suppriment par erreur la taxe sur les holdings

Ecrit par N.P. – le mardi 21 octobre 2025 à 15H09

Une confusion lors du vote en commission des finances a conduit à la suppression involontaire d’une taxe majeure du budget 2026.

Incident embarrassant à l’Assemblée nationale. Ce lundi 20 octobre 2025, lors de l’examen du projet de loi de finances 2026, plusieurs députés ont voté par erreur la suppression de la taxe sur les holdings patrimoniales, pourtant portée par le gouvernement. Un amendement du député LR Jean-Didier Berger a provoqué la confusion, réécrivant intégralement l’article 3 du texte budgétaire et supprimant la mesure sans que la majorité des membres de la commission n’en saisisse la portée immédiate.

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L’amendement, censé selon plusieurs élus compléter le dispositif fiscal, a en réalité remplacé l’article dans son intégralité, supprimant la taxe sur les holdings pour ne conserver qu’une imposition sur les successions. « On a été plusieurs à comprendre, c’est mon cas, que c’était un complément du dispositif », a reconnu Éric Coquerel, président (LFI) de la commission des finances. « On n’a pas anticipé qu’on supprimait la taxe telle qu’elle existait. Ce n’était pas une volonté », a-t-il assuré, promettant que la mesure serait réintroduite lors de la séance publique.

Une « erreur » pas si innocente pour certains

Mais tous ne croient pas à la simple méprise. Plusieurs sources parlementaires avancent qu’une partie des députés savaient parfaitement que ce vote entraînait la suppression de la taxe. Certains élus, notamment de la droite et du centre, y voyaient une occasion d’exprimer leur opposition à une mesure jugée « punitive pour les investisseurs et les familles ». Cette taxe devait viser les holdings patrimoniales détenant plus de 5 millions d’euros d’actifs et rapporter environ 900 millions d’euros à l’État.

L’incident devrait être corrigé dans les prochains jours. Conformément à la procédure budgétaire, le texte du gouvernement sera repris comme base lors de la séance publique. Éric Coquerel a garanti que la taxe sur les holdings, soutenue par l’exécutif et l’Institut des politiques publiques, sera réintroduite à ce moment-là.

Ce couac met une nouvelle fois en lumière la complexité du travail législatif en période de marathon budgétaire, où les amendements s’enchaînent à un rythme effréné. Une simple confusion de rédaction aura suffi à provoquer une onde politique inattendue jusque dans les rangs du gouvernement.

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