Vapotage en forte hausse chez les lycéens, pourquoi la cigarette électronique dépasse désormais le tabac

Selon les dernières données de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, le vapotage progresse nettement chez les lycéens. Une tendance qui s’inscrit dans un recul global du tabagisme, mais qui inquiète les autorités sanitaires.
Le vapotage s’impose désormais comme un usage majeur chez les adolescents. D’après les dernières données de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, l’usage quotidien de la cigarette électronique concerne 6,8 % des lycéens, soit davantage que celui du tabac, qui touche 5,6 % d’entre eux.
Cette progression marque un tournant. En 2022, ils n’étaient que 3,8 % à vapoter quotidiennement. En parallèle, le tabagisme poursuit sa baisse, confirmant une tendance de fond amorcée depuis plus d’une décennie. L’OFDT évoque ainsi "les premières générations sans tabac en perspective", avec une chute massive du nombre de fumeurs chez les jeunes.
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Mais cette baisse du tabac s’accompagne d’une diffusion importante de la cigarette électronique. Plus d’un lycéen sur quatre a déjà expérimenté le vapotage, qui dépasse désormais largement la cigarette classique en termes d’usage chez les adolescents.
Au-delà du vapotage, l’étude met en évidence une diminution globale des consommations de substances psychoactives, notamment du cannabis et des drogues illicites, dont les usages restent "rares" chez les lycéens.
Que disent précisément les chiffres ? 30% des lycéens s’allument une cigarette occasionnellement et 6% quotidiennement, contre -respectivement- 70% et 31% en 2011, selon l'@OFDT.
"On observe un désamour complet des ados pour la cigarette, devenue de plus en plus ringarde."
3/9 pic.twitter.com/Onu1pZ3uel
— Nicolas Berrod (@nicolasberrod) March 14, 2026
Addiction et banalisation
Cette évolution contrastée interroge les spécialistes.
Car si la cigarette électronique est parfois perçue comme un outil de réduction des risques pour les fumeurs, sa popularité croissante chez les plus jeunes soulève des inquiétudes en matière d’addiction et de banalisation des produits nicotiniques.
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Dans ce contexte, les autorités sanitaires et les acteurs de la prévention appellent à renforcer les campagnes d’information, notamment auprès des adolescents, afin de limiter l’attractivité du vapotage et ses effets potentiels à long terme.


