Tabac : 100.000 fumeurs quotidiens à La Réunion, mais 6 sur 10 veulent arrêter

Le Baromètre 2024 de Santé publique France estime à 16,1 % la proportion d’adultes réunionnais fumeurs quotidiens, soit environ 100 000 personnes. La prévalence recule par rapport à 2021, et 61,7 % de ces fumeurs déclarent avoir envie d’arrêter.
Le tabac reste un marqueur fort des inégalités sociales à La Réunion, mais la tendance est à la baisse. En 2024, 23,7 % des Réunionnais de 18 à 79 ans déclarent fumer (occasionnellement ou quotidiennement) et 16,1 % sont fumeurs quotidiens. Santé publique France estime que cela représente « 100 000 fumeurs quotidiens [80 000–110 000] » sur l’île. La proportion est inférieure à celle de l’ensemble de la France, où 17,4 % des adultes fument tous les jours.
Le tabagisme reste plus masculin que féminin
Le tabagisme reste plus masculin que féminin : 19,3 % des hommes fument quotidiennement, contre 13,4 % des femmes. Les 30-44 ans sont les plus concernés, devant les 18-29 ans, puis la prévalence diminue après 45 ans. Surtout, les écarts sociaux sont nets. Comme le résume le baromètre, « la proportion de fumeurs quotidiens est plus élevée chez les personnes avec une situation financière perçue comme difficile, chez les personnes avec un niveau d’étude inférieur ou égal au baccalauréat, ou encore chez les ouvriers ou chez les personnes au chômage ». Parmi les personnes qui se disent en situation financière « difficile » ou endettée, 22,6 % fument tous les jours, contre 9,6 % de ceux pour qui « ça va ».
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En moyenne, les fumeurs quotidiens réunionnais consomment 10,9 cigarettes par jour, un niveau déjà inférieur à celui des autres régions, avec un écart marqué entre hommes (12,9 cigarettes) et femmes (8,3). Mais la dynamique la plus encourageante tient à l’envie d’arrêter : 61,7 % des fumeurs quotidiens déclarent vouloir en finir avec la cigarette, « sans différence entre les hommes et les femmes », une proportion plus élevée que dans le reste du pays. Et 21,8 % disent avoir déjà tenté d’arrêter pendant au moins sept jours au cours des douze derniers mois, là encore plus qu’au niveau national.
Pour Santé publique France, ces résultats confirment que « les populations les plus vulnérables sur le plan socio-économique restent les plus concernées, entraînant des disparités en matière de morbidité et de mortalité » et que l’enjeu est d’« adapter les dispositifs de prévention » pour transformer ces tentatives d’arrêt en sevrages durables.


