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Borloo, Hulot, même combo !

Ecrit par zinfos974 – le lundi 6 juin 2011 à 09H52

Le gentil Nicolas Hulot vient de faire publiquement quoiqu’involontairement, son coming out politique en annonçant à La Rochelle  qu’il était  prêt à faire un tandem avec Jean-Louis Borloo lequel il y a quelques semaines encore manœuvrait pour être le premier ministre de Nicolas Sarkozy. Ce faux pas lui sera-t-il fatal dans la compétition qui l’oppose à l’incorruptible Eva Joly ? L’animateur de TF1, le produit médiatique de l’émission Ushuaia, l’hélicologiste comme l’ont surnommé les partisans de la décroissance, a en tout cas bien du mal à se faire passer pour un homme de gauche et pour un authentique militant de la cause écolo. Il aura fallu la catastrophe de Fukushima pour qu’il vire de bord et commence à critiquer le nucléaire. Et il aura fallu qu’il  se présente aux primaires des Verts pour qu’il se découvre une fibre sociale en ayant toujours soin d’avoir des dizaines de caméras braquées sur lui afin de communiquer au bon peuple cette tardive révélation. On a pu voir ainsi l’animateur, suivi par une cohorte de journalistes, se rendre dans les cités à Sevran ou visiter les terrils du Nord de la France pour rencontrer les "vrais gens" un peu comme il rencontrait jadis les "vrais primitifs" dans Ushuaia,  cette émission grand public qui lui a donné auprès des téléspectateurs retraités qui en étaient les adeptes, un improbable statut d’aventurier. Mais même avec une orchestration médiatique hors normes, Hulot aura bien du mal à changer son image en si peu de temps et à convaincre qu’il porte désormais le costume de responsable politique capable d’évoquer aussi bien la réforme de la Sécurité Sociale que les enjeux des révoltes dans les pays arabes.

Peu enclin à l’autocritique, il ne semble pas avoir compris que le Grenelle de l’Environnement a été une vaste duperie dont il ne reste plus grand chose. Surtout préoccupé par son image, le narcissique Nicolas qui rebaptise en 1995, la Fondation Ushuaia en "Fondation Nicolas Hulot", a semble-t-il beaucoup de mal à jouer collectif avec les écolos d’Europe Ecologie lesquels détestent les individualités qui jouent perso.

Sera-t-il le candidat d’Europe Ecologie à l’élection présidentielle ? Lui, il y  croit mais nombreux sont les militants écolos blanchis sous le harnois qui n’ont pas envie, mais alors pas du tout, de faire sa campagne électorale, de coller les affiches et distribuer les tracts  de quelqu’un dont la carrière et la notoriété se sont construites grâce aux soutiens actifs des grands groupes industriels comme Total, favorable à l’exploitation des gaz des schistes, Bouygues, le roi des bétonneurs, EDF, acteur majeur de la filière nucléaire ou TF1, machine à décerveler la ménagère de plus de cinquante ans ! D’autant plus qu’il est vraisemblable que ce qui intéresse Nicolas Hulot, c’est de réaliser un score qui lui permettrait d’obtenir du futur (ou future) Président de la République, qu’il soit de gauche ou de droite, un poste de Ministre d’Etat en charge de l’Ecologie. Comme en son temps, son ami Jean-Louis Borloo.

Comme le dit Harry Durimel, Vice Président Vert du Conseil Régional  de Guadeloupe, Nicolas Hulot, c’est l’écologie caviar !

Maxence Dijoux

 

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