Bonne nouvelle pour La Réunion, l’Europe prête à augmenter massivement les aides aux Outre-mer ?

Le Parlement européen a adopté sa position sur le futur budget 2028-2034. Il plaide pour le maintien et le doublement du POSEI, un dispositif clé pour les régions ultrapériphériques comme La Réunion.
C’est une étape politique majeure pour les Outre-mer. Le Parlement européen a adopté sa position sur le futur budget de l’Union européenne pour la période 2028-2034, avec un signal clair en faveur des régions ultrapériphériques.
Dans ce cadre, les eurodéputés demandent le maintien et le doublement du POSEI, un programme essentiel de soutien à l’agriculture dans ces territoires. Le budget global proposé s’élève à 1,27 % du revenu national brut de l’Union, hors remboursement de la dette liée au plan de relance européen.
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Vice-président du Parlement européen, l'eurodéputé réunionnais et vice-président de Roberta Metsola, Younous Omarjee s’est félicité de ce vote, qu’il considère comme un "signal puissant" adressé aux institutions européennes. "Les régions ultrapériphériques sont au cœur des préoccupations" du Parlement, affirme-t-il, insistant sur le caractère "historique, emblématique et vital" du POSEI.
Le dispositif, en place depuis plusieurs décennies, vise à compenser les contraintes structurelles des territoires ultramarins, notamment l’éloignement, l’insularité, les coûts de production élevés ou encore la dépendance aux importations.
"Responsabilités"
Pour Younous Omarjee, la bataille budgétaire est loin d’être terminée. "Le Parlement européen a pris ses responsabilités. Il appartient désormais à la Commission européenne de corriger le tir, et aux chefs d’État de se saisir pleinement de ce message", déclare-t-il.
Il met en garde contre toute remise en cause du dispositif, estimant que "les RUP (Régions ultrapériphériques, NDLR) ne peuvent pas être les variables d’ajustement du prochain budget européen".
Le député européen insiste également sur la nécessité de préserver une ligne budgétaire spécifique pour le POSEI, refusant toute "renationalisation" ou dilution dans des enveloppes globales. "Il doit rester un outil européen, spécifique, lisible et suffisamment financé", affirme-t-il.
Au-delà des montants, c’est la vision même de l’Union européenne qui est en jeu. Le Parlement s’oppose à toute évolution qui affaiblirait les politiques communes ou la solidarité entre territoires. Il appelle à des financements "distincts et suffisants" pour les politiques agricoles, de cohésion et pour les régions ultrapériphériques.
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"Les RUP ont besoin d’Europe, mais l’Europe a aussi besoin de ses RUP", souligne encore Younous Omarjee, proche de la présidente de la Région Réunion Huguette Bello, évoquant des territoires "essentiels" sur les plans agricole, maritime, environnemental et géostratégique.
La position du Parlement constitue désormais une base de négociation avec les États membres.
L’adoption définitive du budget nécessitera un accord du Conseil européen et une validation finale des eurodéputés.


