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Bombardements américains au Venezuela : des réactions indignées à La Réunion

Ecrit par N.P. – le samedi 3 janvier 2026 à 14H28
Le député Perceval Gaillard s'indigne de l'action militaire américaine au Venezuela

L’annonce de bombardements américains sur le Venezuela provoque de vives réactions à La Réunion. Le député Perceval Gaillard et l’Union des Femmes Réunionnaises dénoncent une "agression impérialiste". Ils expriment leur solidarité avec le peuple vénézuélien et appellent la France à prendre position.

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Perceval Gaillard appelle la France à s’opposer à l’intervention

Première figure politique réunionnaise à s'exprimer sur cette action militaire américaine, le député Perceval Gaillard fait part de sa « solidarité totale avec le peuple vénézuélien ». Le député de la France Insoumise, qui est membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, souligne que le Venezuela « n’a jamais déclaré la guerre à quiconque de toute son histoire ».

Le parlementaire met en avant l’enjeu des ressources naturelles, rappelant que le Venezuela dispose de vastes réserves de pétrole, d’or, de diamants, de gaz et de fer. Selon lui, ces richesses expliqueraient l’intervention américaine, qu’il qualifie de logique de prédation économique. Il réfute également l’argument de la lutte contre le narcotrafic avancé par Washington : « l'accusation de lutte contre le narcotrafic ne convainc que les Young Leaders et les agents de la CIA. Le monde entier sait que le Venezuela n'est pas un pays producteur de cocaïne et que Trump est allié avec les pires narcotrafiquants par ailleurs, honduriens par exemple. »

Perceval Gaillard appelle enfin la France à « s’opposer de toutes ses forces à cette agression impérialiste », au nom du droit international et de la souveraineté des peuples. Il évoque l’histoire commune entre la France et le Venezuela, rappelant la figure du général Miranda, héros de l’indépendance vénézuélienne et combattant de la Révolution française, dont le nom est gravé sur l’Arc de Triomphe.

Une « agression impérialiste » dénoncée par l’Union des Femmes Réunionnaises

De son côté, l’Union des Femmes Réunionnaises condamne fermement l’attaque militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela. « Les États-Unis ne sont ni les gendarmes du monde ni les propriétaires de la planète. En bombardant un État souverain, les États-Unis de Trump renouent avec ses anciennes pratiques d’ingérence en Amérique du Sud au siècle dernier », écrit l'UFR.

L’association qualifie les bombardements d’« acte de guerre criminel », estimant qu’ils traduisent « la brutalité impérialiste » de Washington et son « mépris absolu » pour le droit international et la souveraineté des peuples.

Le communiqué de l'UFR affirme que cette nouvelle étape n’a « rien à voir avec la démocratie ou les droits humains », mais serait motivée par la volonté de contrôle des ressources.

L’Union des Femmes Réunionnaises insiste sur la responsabilité directe de l’administration américaine et dénonce le silence des institutions internationales. « Le silence de certaines puissances occidentales et d’institutions internationales prétendument garantes de la paix n’est rien d’autre qu’une complicité honteuse », évoque l'UFR. Elle affirme sa solidarité avec le peuple vénézuélien et rappelle que tout changement politique doit relever de la seule décision du peuple concerné.

La France insoumise 974 condamne « sans ambiguïté » les frappes américaines

La France insoumise 974 a également réagi à l’intervention militaire américaine au Venezuela. Dans un communiqué diffusé ce 3 janvier, le mouvement condamne « fermement et sans la moindre ambiguïté » les frappes menées par les États-Unis contre « un pays souverain et indépendant ».

La fédération réunionnaise de La France insoumise dénonce une violation du droit international et une « grave offensive contre la liberté d’un peuple ». Elle évoque également la capture du président vénézuélien et de son épouse par les forces américaines, qualifiant cet acte de « crime de guerre assumé ». Selon le communiqué, cette situation fait peser un risque d’escalade internationale si la France et l’Europe ne se « désolidarisent pas sans aucune ambiguïté » de l’intervention américaine.

La France insoumise 974 appelle ainsi Paris et les institutions européennes à condamner clairement cette opération militaire, estimant qu’elle constitue une menace pour la paix mondiale. Le mouvement affirme enfin une position de principe, assurant qu’il condamnera « toujours chaque violation du droit international et chaque invasion impérialiste, d’où qu’elle vienne et contre qui que ce soit ».

Place publique dénonce une intervention motivée par les intérêts américains

Le mouvement Place publique a également réagi aux frappes américaines menées contre le Venezuela. Dans un communiqué diffusé ce 3 janvier, le parti estime que cette opération militaire unilatérale illustre un basculement vers un monde où « seule compte la loi du plus fort », au détriment du droit international. Place publique rappelle que, si le régime de Nicolás Maduro est qualifié de dictatorial et responsable de la misère d’une partie de la population, l’intervention américaine ne répond pas à un objectif de transition démocratique mais à des motivations géopolitiques et économiques, notamment liées aux importantes ressources pétrolières du pays.

Au-delà du cas vénézuélien, Place publique alerte sur un précédent jugé lourd de menaces, y compris pour l’Europe. Le mouvement pointe les déclarations américaines récentes sur d’autres territoires stratégiques, comme le Groenland, et estime que la doctrine de sécurité nationale des États-Unis heurte frontalement les intérêts de l’Union européenne. Face à ce contexte, Place publique appelle l’Europe à se doter de moyens politiques, diplomatiques et militaires autonomes pour défendre ses principes. Le parti insiste enfin sur le droit des Vénézuéliens à disposer d’eux-mêmes, affirmant que l’avenir du pays ne peut être décidé à l’étranger mais uniquement « démocratiquement et librement » par son peuple.

Le PLR dénonce une violation grave du droit international

Le Parti pour La Réunion a également condamné l’intervention militaire américaine contre le Venezuela. Dans un communiqué, le PLR estime que cette opération marque une rupture grave avec les principes du droit international et constitue une atteinte directe à la souveraineté d’un État indépendant. Le mouvement réunionnais évoque une ingérence caractérisée, dénonçant une logique de domination qui s’impose par la force au détriment des peuples concernés.

Pour le PLR, cette intervention crée un précédent dangereux sur la scène internationale, en légitimant le recours unilatéral à l’action militaire pour imposer des choix politiques. Le parti appelle la France et l’Union européenne à se désolidariser clairement de cette opération et à défendre le respect du droit international. Il affirme enfin sa solidarité avec le peuple vénézuélien et rappelle que toute évolution politique doit relever exclusivement de la volonté démocratique des citoyens du pays, sans pression ni tutelle étrangère.

Rémy Bourgogne dénonce une ingérence américaine aux lourdes conséquences

Dans une tribune transmise à la presse, Rémy Bourgogne alerte sur les conséquences de l’intervention américaine au Venezuela, qu’il juge lourde de risques pour l’ordre international. S’il reconnaît l’existence de régimes autoritaires et les souffrances subies par les populations, il rappelle que les changements de régime imposés de l’extérieur ont souvent conduit au chaos, citant les exemples de l’Irak, de la Libye ou de l’Afghanistan. Selon lui, la capture de Nicolás Maduro ouvre une période d’incertitude majeure sur l’avenir du pays, sans garantie de transition démocratique au bénéfice du peuple vénézuélien. Il met en garde contre un précédent dangereux qui affaiblit le droit international et légitime la loi du plus fort, estimant que la défense des peuples ne peut passer par la destruction des États et l’ingérence armée.

Jean-Hugues Ratenon dénonce une « agression inacceptable » et le soutien de l’Élysée

Le député réunionnais Jean-Hugues Ratenon a à son tour vivement réagi à l’intervention militaire américaine au Venezuela. Dans un communiqué, l’élu dénonce une attaque qu’il qualifie d’« agression militaire sans fondement », estimant qu’elle constitue une violation grave de la souveraineté d’un État. Il rejette fermement l’argument de la lutte contre le narcotrafic avancé par Washington, y voyant une justification fallacieuse masquant des intérêts économiques et géopolitiques, en particulier autour des ressources pétrolières du pays sud-américain communiqué Venezuela (2).

Jean-Hugues Ratenon cible également la position d’Emmanuel Macron, qu’il accuse de s’aligner sans réserve sur les États-Unis. Selon le parlementaire, ce soutien français à l’opération américaine traduit une perte d’indépendance diplomatique et un renoncement aux principes du droit international. Il estime que cette posture participe à une logique de confrontation mondiale, susceptible de justifier une montée en puissance des budgets militaires, au détriment des efforts en faveur de la paix. Le député appelle enfin à une réaction des grandes institutions internationales, jugeant le silence de l’ONU, de l’Union européenne et de l’OTAN préoccupant face à ce qu’il considère comme une escalade dangereuse.

Etiquettes : Perceval Gaillard | UFR

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