Biomasse : la centrale EDF souffle sa première bougie verte

Un an après la conversion de la centrale électrique du Port à la biomasse liquide, EDF dresse le bilan d’une production électrique 100% renouvelable.
Certains pensaient que la centrale était à l'arrêt : un an que la fumée qui s’échappait habituellement des cheminées ne s’évacuait plus. Que nenni ! Le fioul lourd, le carburant historique de la centrale avait été remplacé par de la biomasse liquide. Un combustible biodégradable issu d’huiles de colza produites pour garantir l’alimentation animale.
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Les conséquences de cette conversion à l’énergie renouvelable sont multiples. 750.000 tonnes de CO² évitées (soit 270.000 allers-retours Paris-Réunion) alors que les prévisions estimaient 500.000 tonnes, une élimination totale des émissions de soufre et une réduction de 95% des émissions de poussières par rapport à la situation antérieure.
Le périmètre à sécuriser suite à l’évacuation des fumées est passé de 900 mètres à 90 mètres, ce qui limite drastiquement l’impact sur les quartiers du Port et de la Possession. “Une prouesse technique au-delà des promesses qu’on avait envisagées”, se félicite Alexandre Sengelin, directeur de la centrale du Port.
4 habitants sur 10 alimentés par la centrale du Port
Le fonctionnement des moteurs à la biomasse liquide offre les mêmes niveaux de performances qu’auparavant. La centrale maintient alors sa puissance électrique initiale couvrant plus de 40% des besoins en électricité de l’île. “L’énergie est pilotable et renouvelable, sa production est garantie”, assure Alexandre Sengelin. Les réserves de biomasse liquide sont stockées dans trois cuves de 13.000 m³ chacune.
À noter qu'il s'agit de la première centrale de bioénergie de cette puissance. Même si la Guadeloupe, la Martinique et la Corse possèdent déjà une centrale alimentée à la biomasse et que la Guyane emboîtera le pas très prochainement, la centrale de La Réunion reste le premier site converti à la biomasse d’une aussi grande puissance. Pour rappel, les douze moteurs de la centrale peuvent produire jusqu’à 212 MegaWatts. La centrale espère ainsi éviter 2,5 Mégatonnes de CO² à l'horizon 2030.


