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Billets d’avion : Air France relève encore ses tarifs sur fond de flambée du kérosène

Ecrit par Zinfos974 – le lundi 13 avril 2026 à 15H46
Photo d'illustration

Déjà augmentés en mars, les prix des billets repartent à la hausse chez Air France. En cause : un coût du carburant qui explose dans le sillage des tensions géopolitiques, poussant l’ensemble du secteur à réajuster ses grilles tarifaires.

Nouveau renchérissement pour les passagers. Le groupe Air France-KLM a décidé d’augmenter une nouvelle fois ses surcharges carburant, quelques semaines seulement après une première révision à la hausse. Sur le long-courrier, les billets aller-retour en classe économique et premium sont désormais majorés d’environ 100 euros dans certains cas, soit une hausse cumulée en deux temps depuis la mi-mars.

Lire aussi : Conflit au Moyen-Orient : Air France augmente le prix de ses billets Réunion-Paris de 50 euros

Dans le détail, Air France applique une augmentation supplémentaire d’environ 50 euros, venant s’ajouter à celle déjà mise en place le mois précédent. Certaines destinations d’Amérique du Nord restent légèrement en deçà, avec une majoration autour de 70 euros. Du côté de Transavia, filiale à bas coût du groupe, l’ajustement est plus modéré, avec une hausse moyenne d’une dizaine d’euros par billet aller-retour.

Billet déjà acheté, pas de révision

Pour les voyageurs, une règle demeure toutefois inchangée : les billets déjà achetés ne sont pas concernés par ces révisions. Le tarif payé au moment de la réservation reste ferme, sans possibilité pour les compagnies d’appliquer une hausse rétroactive.

Si ces ajustements interviennent aussi rapidement, c’est que la pression sur les coûts est particulièrement forte. Le prix du kérosène a connu une envolée spectaculaire en quelques semaines, passant d’environ 750 dollars la tonne avant le conflit au Moyen-Orient à près de 1.900 dollars début avril. Un choc d’autant plus sensible que le carburant représente à lui seul près d’un quart des dépenses d’exploitation des compagnies aériennes.

Dans ce contexte, les transporteurs n’ont que peu de leviers pour préserver leurs marges. La hausse des tarifs devient inévitable, tout comme le retour de surcharges carburant que l’on pensait reléguées au second plan ces dernières années. Certaines lignes pourraient même être fragilisées si leur rentabilité venait à se dégrader.

Le mouvement dépasse largement le seul groupe Air France-KLM. Dans une interview accordée à La Tribune, Pascal de Izaguirre ne laisse guère de place au doute : « Les hausses des prix des billets se généralisent et elles sont inévitables ». Le patron de Corsair évoque un véritable « choc pétrolier » lié au conflit au Moyen-Orient, combiné à l’allongement des temps de vol en raison de certaines restrictions de survol. Résultat, le poids du carburant dans les coûts d’exploitation aurait bondi en quelques semaines, passant d’environ 25 % à près de 45 %. Et l’avertissement est clair : « On peut s’attendre à de nouvelles hausses de tarifs dans les prochains mois, si la situation perdurait ».

Pour autant, le secteur aérien ne montre pas encore de signes de ralentissement brutal. Selon l'Association du transport aérien international, l’offre mondiale a continué de progresser ces dernières semaines, même si le rythme de croissance s’est légèrement tassé. Les avions affichent toujours des taux de remplissage élevés, preuve que la demande reste solide malgré la hausse des prix.

Etiquettes : Air France | Billet d'avion | Prix

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