Bilan énergétique 2008 : Consommation en faible croissance

Le taux de croissance annuel moyen de tous les gaz à effet de serre confondus est de 8,15% par an. Si le secteur Ouest connait une diminution de 28% d'émission de gaz à effet de serre entre 2004 et 2007, la pollution augmente de 26% dans le Sud et de 21% dans l'Est, tandis que le taux reste stable dans le Nord.
Les énergies renouvelables
La production hydroélectrique représente 24,8% de la production électrique totale en 2008. D'un autre côté, Gaëlle Gilboire, chargée de mission à l'Arer (Association Régionale de l'Energie Réunion) se félicite que "l'énergie photovoltaïque représente 1% de la consommation énergétique", ce qui évite la production de 92.500 tonnes de CO2. Cette dernière souligne que "la production électrique est produite à 51% par le charbon importé". L'éolien, qui concerne 3.800 ménages sur l'île, évite la production de 8.700 tonnes de CO2, et le solaire, 6.935 tonnes de CO2.
Emission de CO2 dans les secteurs énergétiques en 2008
Sans surprise, la production électrique est le premier producteur de gaz à effet de serre avec 1.888.479 tonnes de CO2, contre 1.735.635 tonnes pour le secteur du transport. L'énergie électrique représente 30% de la consommation énergétique, mais est tout de même en baisse de 2% par rapport à 2007. Plus de la moitié de l'énergie électrique est produite par les énergies fossiles à hauteur de 64%, dont 51% provenant du charbon. En revanche, la bagasse, une pure biomasse, ne représente que 10% de la production électrique.
La consommation d'énergies fossiles
La consommation d'énergies fossiles sur l'île concerne notamment le secteur du transport à hauteur de 70%, soit 549.326 tonnes de combustibles fossiles consommés, le reste s'étalant dans les secteurs maritime et aérien. La consommation de carburants dans le secteur des transports augmente de 7% par rapport à 2007, liée à une reprise des activités aéroportuaires. Le gaz et le fuel produit 13% de l'énergie électrique. Au total, le coût économique du charbon et du carburant importé s'élève à un peu moins de 500 millions d'euros.


