Benoît Saint-Amand, le maître fleuriste derrière la magie végétale des Florilèges

Derrière les décors floraux qui métamorphosent le Parc Jean de Cambiaire pour les Florilèges 2025, on retrouve le talent de Benoît Saint-Amand, Meilleur Ouvrier de France fleuriste, venu spécialement des Landes pour signer une scénographie éphémère et inspirante.
C’est lui qui se cache derrière la mise en scène florale qui habille le Parc Jean de Cambiaire lors des Florilèges 2025 : Benoît Saint-Amand, Meilleur Ouvrier de France (MOF) fleuriste. Pour cette 41e édition, il a imaginé un univers végétal éphémère où chaque stand artisanal trouve sa place dans une scénographie pensée comme une œuvre d’art. Originaire du sud-ouest de la métropole, ce passionné d’art floral est déjà un habitué de l’événement du Tampon.
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« C’est toujours un plaisir de venir sur l’île, confie-t-il. Pour cette occasion des Florilèges, je remercie vraiment la ville de sa confiance et qui me fait participer à cet événement. C’est un régal de revenir chaque fois pour fleurir les Florilèges. »
Une scénographie éphémère au Tampon
À La Réunion, c’est la seconde fois qu’il conçoit la décoration florale des Florilèges. Pour l’édition 2025, il a imaginé une promenade au cœur du Parc Jean de Cambiaire où les compositions mettent en valeur les artisans et les productions locales. Chaque chemin, chaque perspective est pensée pour créer de l’harmonie entre nature et créativité humaine.
« Les Florilèges, c’est un peu un coup de foudre, avoue-t-il. Le cadre, l’ambiance, la rencontre avec le public, tout concourt à faire de ce rendez-vous un moment unique. Mon rôle est d’apporter une dimension artistique, de transformer ce parc en un lieu qui inspire et émerveille. »
Un parcours façonné par la passion
Aujourd’hui reconnu comme l’un des fleuristes les plus talentueux de France, Benoît Saint-Amand n’a pourtant jamais oublié d’où il vient. Dans les Landes, tout près de Mont-de-Marsan, son intérêt pour les plantes et les fleurs est né dès l’enfance. « J’ai toujours aimé le végétal. Je ne savais pas si ce serait le paysagisme ou la pépinière. J’ai eu la chance de rencontrer une fleuriste qui m’a donné l’opportunité de découvrir ce métier. L’art floral m’a immédiatement séduit. »
Le jeune apprenti se lance alors dans un parcours classique : CAP, brevet professionnel, puis ouverture de sa première boutique. Très vite, il se passionne aussi pour la compétition. « Les concours, c’était un challenge permanent. J’ai obtenu le titre de Meilleur apprenti de France, puis l’Oscar des jeunes fleuristes en 2000. En 2015, j’ai décroché le titre de Meilleur Ouvrier de France. »
Du col tricolore aux fleurs éternelles
Cette reconnaissance nationale a bouleversé sa carrière. « Être MOF m’a ouvert des portes et donné de nombreuses opportunités, raconte-t-il. J’ai développé une marque de fleurs éternelles qui porte mon nom. Je n’ai plus de boutique aujourd’hui, je l’ai laissée à mes employés, car je me suis orienté vers la transmission et le partage. »
S’il a atteint le sommet de son art, Benoît Saint-Amand tient à rester proche des jeunes qui s’engagent dans ce métier exigeant. Son message est simple : « Garder toujours la passion et croire en ses rêves. Quand j’étais en CAP, je disais déjà que je voulais obtenir un colbert rouge, le signe distinctif des MOF. Ça faisait sourire, mais j’y ai cru et j’y suis arrivé. C’est dur, ce n’est pas toujours facile, mais ça peut porter ses fruits un jour ou l’autre. »
Au-delà des compositions florales, c’est ce parcours de ténacité et de passion que le public des Florilèges découvre cette année. Derrière chaque bouquet, chaque mise en scène, il y a le geste sûr et l’imagination d’un homme qui a choisi de consacrer sa vie aux fleurs, et qui continue, à travers son art, à embellir les lieux comme à transmettre un héritage.


