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Belal : Les vents cycloniques non pris en compte dans l'arrêté de catastrophe naturelle

Mauvaise nouvelle pour les particuliers ayant subi des dégâts chez eux, mais surtout pour les agriculteurs dont les plantations ont été dévastées : l'arrêté de catastrophe naturelle ne reconnaît pas l'impact des vents cycloniques durant la tempête tropicale Belal. Une commission interministérielle doit se réunir à nouveau mercredi 24 janvier pour statuer sur le sujet.
Ecrit par T.L. – le mardi 23 janvier 2024 à 11H21

Pas de procédure de traitement accéléré pour les particuliers, professionnels ou agriculteurs ayant subi des dégâts lors du passage de la tempête tropicale Belal sur notre île la semaine dernière : c'est le principal enseignement de l'arrêté du 19 janvier portant reconnaissance de l'état catastrophe naturelle publié sur le Journal officiel.

Dans un communiqué de presse envoyé aux médias ce mardi 23 janvier, la préfecture précise que « pour les vents cycloniques, la commission CATNAT a ajourné sa décision et demande des éléments complémentaires. L'arrêté de ce jour ne reconnaît donc à ce stade aucune commune de l'île en catastrophe naturelle sur ce critère ».

Les services de l'Etat indiquent que « les décisions ajournées feront très prochainement l'objet d'une nouvelle commission et, le cas échéant, d'un nouvel arrêté. » Les collectivités et la Chambre d'agriculture disposent donc d'une seconde opportunité de convaincre, preuves à l'appui, que les vents du cyclone Belal, le premier de l'histoire à justifier le passage en alerte violette, a bien occasionné des dégâts importants en raison de la puissance de ses vents.

Pour rapport, la reconnaissance de catastrophe naturelle engage les assureurs à « informer les assurés sur la mise en œuvre des garanties » dans un délai d'un mois après réception de la déclaration de sinistre. Passée cette étape, l'assureur dispose « d'un mois pour faire une proposition d'indemnisation » puis de « 21 jours pour indemniser les sinistrés ou un mois pour missionner une entreprise pour réaliser les travaux. »

Sollicitée, la préfecture de La Réunion indique que la commission interministérielle se réunira à nouveau ce mercredi 24 janvier afin de statuer sur les décisions ajournées.

« Les critères cumulatifs mis en œuvre pour caractériser les événements cycloniques sont fixés par le code des assurances : le phénomène à l'origine des dommages doit être un cyclone au sens météorologique du terme, c'est-à-dire un système dépressionnaire associé à de fortes précipitations et à des vents violents qui se forment au-dessus des eaux chaudes des mers tropicales », précise encore la préfecture.

« Pour être retenus, les vents maximaux de surface enregistrés ou estimés sur la zone sinistrée doivent avoir atteint ou dépassé 145 km/h en moyenne sur 10 minutes ou 215 km/h en rafales. Des expertises complémentaires ont été nécessaires et la commission interministérielle, qui s’est déjà réunie le 19 janvier 2024, évaluera demain le phénomène de vents cycloniques. »

Pour les inondations et coulées de boue, 19 communes sont reconnues en catastrophe naturelle. Pour les 5 autres, Saint-Leu, Les Avirons, Les Trois Bassins, Petite-Île et L’Étang Salé, la commission a ajourné sa décision en attente d’éléments complémentaires.

Pour les vagues et submersions marines, les 19 communes du littoral sont reconnues en catastrophe naturelle.

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