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Bayrou décrète une « année blanche » en 2026 pour stopper l’envolée de la dette

Ecrit par N.P. – le mardi 15 juillet 2025 à 18H49
Photo Pierre Marchal Anakaopress

Dans son discours, le Premier ministre François Bayrou a présenté ce mardi un plan d’économies de 43,8 milliards d’euros pour enrayer le surendettement. L’année 2026 sera gelée à l’euro près : pas de hausse des retraites ni des prestations sociales, une « année blanche » pour les dépenses publiques.

C’est désormais officiel : 2026 sera une “année blanche” pour les finances publiques françaises. Dans son allocution prononcée depuis Matignon ce mardi, François Bayrou a dévoilé un plan d’économies massif de 43,8 milliards d’euros, centré sur une promesse forte : aucune dépense supplémentaire par rapport à 2025, ni dans les retraites, ni dans les prestations sociales, ni dans les budgets des ministères. « L’État ne dépensera pas un euro de plus en 2026 qu’en 2025 », a affirmé le Premier ministre.

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« Il est tard, mais il est encore temps »

Ce gel total – qualifié d’année blanche – constitue le socle d’un plan de retour à l’équilibre budgétaire sur quatre ans. Objectif : stopper la progression de la dette, aujourd’hui à 3 300 milliards d’euros, et réduire le déficit à 2,8 % du PIB d’ici 2029. Une « dernière station avant la falaise », alerte Bayrou, qui insiste : « Il est tard, mais il est encore temps. »

Concrètement, cela signifie que les pensions de retraite et les aides sociales resteront identiques à celles de 2025, sans revalorisation. Le gouvernement mise sur le ralentissement de l’inflation pour limiter l’impact sur le pouvoir d’achat. De même, aucun ministère ne sera épargné, y compris les plus régaliens, à l’exception de la Défense, dont le budget sera augmenté de 3,5 milliards d’euros.

L’effort sera également symbolisé par une réduction de 3 000 postes dans la fonction publique, via le non-remplacement d’un départ à la retraite sur trois. Des agences publiques jugées “improductives” seront supprimées, représentant 1 000 à 1 500 emplois en moins.

La Sécurité sociale devra aussi contribuer : les dépenses de santé seront limitées à une hausse de 5 milliards d’euros, contre 10 milliards prévus initialement. Cela passera notamment par la fin du remboursement à 100 % des médicaments sans lien direct avec les affections de longue durée dès 2026.

François Bayrou le martèle : l’effort sera collectif, mais “supportable”, sans baisse des salaires ni des pensions. Le chef du gouvernement assume un tournant politique majeur, qu’il qualifie de « moment de vérité ». Un pari audacieux dans un contexte parlementaire instable, mais qu’il présente comme la seule voie pour « retrouver notre souveraineté budgétaire ».

Etiquettes : François Bayrou

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