Baleines à bosse : une saison timide au large de La Réunion

La première baleine à bosse de la saison a été observée fin avril au large des côtes réunionnaises. Depuis, elles arrivent progressivement, mais en bien plus petit nombre que les années précédentes.
Moins de mères et de baleineaux observés
S’il est encore difficile de chiffrer précisément la présence des géantes des mers près des côtes, l’ONG Globice, dédiée à la science et à la conservation des cétacés à La Réunion et dans l’océan Indien, constate une nette diminution des observations de mères accompagnées de leur baleineau dans les eaux réunionnaises.
Traditionnellement, la période allant de mi-juillet à début septembre marque une “haute saison”, avec une présence significative de baleines. Cette année, elles restent visibles presque quotidiennement, mais en bien plus petit nombre. Globice recense entre 5 et 20 observations par jour sur l’application Balèn terla, tout en rappelant qu’un même individu peut être signalé par plusieurs personnes.
Des migrations influencées par le climat
Alors que les baleines à bosse sont moins nombreuses dans la zone Réunion-Maurice-Madagascar, elles sont observées en plus grand nombre cette année au large de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie.
L’hypothèse la plus probable pour expliquer cette variabilité interannuelle est liée au changement climatique. Leur migration dépend de leur capacité à s’alimenter en Antarctique avant le voyage. Comme elles se nourrissent de krill le long de la banquise, il est possible que cette année elles aient dû se nourrir dans une zone plus éloignée de La Réunion, là où la ressource était plus abondante, avant de poursuivre leur route vers d’autres destinations.
La saison d’observation n’est pas terminée, mais Globice reste sceptique, une arrivée massive d’individus d’ici la fin de la saison paraît peu probable.


