Avertissement de 15 000 scientifiques : L'humanité court à sa perte

Les alertes sur l'urgence environnementale ne manquent pas, mais elles sont peu entendues, et peu prises en compte dans les décisions politiques.
Le 13 novembre 2017, 15 300 scientifiques à travers le monde ont signé un nouvel appel solennel pour la préservation de notre vie, pour que l'humanité perdure. Cet appel collectif n'est pas le premier, en 1992, l'Union of Concerned Scientists et plus de 1 700 scientifiques dont la plupart des lauréats et lauréates du prix Nobel dans les sciences, ont signé le "World Scientists' Warning to Humanity" (Avertissement des scientifiques du monde à l'humanité).
Ainsi, les humains sont sur une trajectoire de collision avec la nature. Les dommages actuels, imminents ou potentiels pour la planète, sont énumérés : appauvrissement de la couche d'ozone, disponibilité en eau douce, épuisement de la vie marine, mort des forêts, destruction de la biodiversité, changement climatique et croissance démographique continue. Il est urgent d'apporter des changements pour éviter les conséquences de cette évolution. Résultat : l'état environnemental de notre planète s'est dégradé : d'éminents scientifiques prédisent tout simplement la fin de l'humanité, l'effondrement de notre civilisation industrielle à court terme...
C'est pourquoi a été publié un deuxième avertissement alors que la plupart des indicateurs environnementaux sont au rouge. Le constat est sans équivoque : « Depuis 1992, à l'exception de la stabilisation de la couche d'ozone stratosphérique, l'humanité n'a pas réussi à faire des progrès suffisants dans la résolution générale de ces défis environnementaux prévus et, de façon alarmante, la plupart d'entre eux deviennent bien pires. […] En outre, nous avons déchaîné un événement d'extinction de masse, le sixième en environ 540 millions d'années, où de nombreuses formes de vie pourraient être anéanties ou au moins condamnées à l'extinction d'ici la fin de ce siècle. Nous mettons en péril notre avenir en ne résistant pas à notre consommation matérielle intense, […). Faute de limiter adéquatement la croissance de la population, réévaluer le rôle d'une économie enracinée dans la croissance, réduire les gaz à effet de serre, inciter les énergies renouvelables, protéger l'habitat, restaurer les écosystèmes, mettre fin à la défaunation et contraindre les espèces exotiques envahissantes, l'humanité ne prend pas les mesures urgentes nécessaires à sauvegarder notre biosphère en péril. »
Deux tabous tombent : 1°) nous sommes trop nombreux : nous devrons limiter notre propre reproduction; 2°) il faut diminuer notre consommation de combustibles fossiles, de viande (plusieurs fois citée) et autres ressources.
Le manifeste énumère les actions à mettre en œuvre pour éviter l'effondrement de notre civilisation, pour éviter une misère généralisée et une perte de biodiversité catastrophique. Bientôt, il sera trop tard, le temps s'épuise. La Terre, avec toute sa vie, est notre seul foyer.
Un avertissement signé par 15 364 scientifiques dans 184 pays. Que faut-il de plus pour que le grand public et les décideurs prennent conscience de l'urgence ?
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D’après notre-planète.info


