Autonomie : plus de 300 acteurs réunis pour simplifier les parcours à La Réunion

Le Département et l’Agence régionale de santé ont lancé, ce lundi, le Service public départemental de l’Autonomie. Cette démarche doit permettre de mieux coordonner l’accompagnement des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et de leurs aidants.
Plus de 300 personnes ont participé, ce lundi 31 août, au séminaire de lancement du Service public départemental de l’Autonomie (SPDA) à La Réunion. Environ 200 acteurs étaient réunis dans l’hémicycle du Palais de la Source, tandis qu’une centaine d’autres ont suivi les échanges en visioconférence.
Coorganisé par le Département et l’Agence régionale de santé (ARS), ce rendez-vous marque le début d’une nouvelle phase de concertation. L’objectif affiché est de mieux articuler les dispositifs existants, de faciliter l’accès aux droits et à l’information et d’éviter les ruptures dans les parcours d’accompagnement. L’intégralité des échanges a été traduite en langue des signes française.
Le SPDA ne constitue pas une nouvelle structure. Il doit surtout permettre aux collectivités, aux services de l’État, aux organismes sociaux, aux associations, aux établissements et aux professionnels de travailler de manière plus coordonnée.
« Chacun détient une partie de la réponse », a souligné le président du Département, Cyrille Melchior. Selon lui, l’enjeu consiste désormais à mieux articuler les interventions « pour simplifier les démarches, faciliter l’accès à l’information et aux droits et éviter les ruptures de parcours ».
Renforcer l’accueil de proximité
Les premiers résultats du diagnostic territorial font apparaître plusieurs attentes : renforcer l’accueil de proximité et les démarches d’« aller-vers », réduire les délais et les lourdeurs administratives, améliorer la coordination entre les intervenants et mieux prévenir les ruptures de prise en charge.
La situation des aidants figure également parmi les priorités, avec notamment la nécessité de développer davantage de solutions de répit.
Entre le 1er juillet et le 28 août, plus de 350 réponses ont été recueillies auprès d’une centaine de structures, mais aussi de personnes âgées et de personnes en situation de handicap.
Le directeur général de l’ARS, Jean-Jacques Coiplet, a insisté sur la dimension collective de la démarche. « Il ne s’agit pas d’avoir seulement onze Mbappé, il faut une équipe ! », a-t-il résumé. Cette équipe devra travailler sur l’ensemble des parcours de vie, depuis le premier repérage jusqu’à l’accompagnement global de la personne.
Quatre rencontres territoriales en septembre
Quatre groupes de travail doivent désormais approfondir le diagnostic et construire les premières actions. Les rencontres sont programmées :
- le 1er septembre à la mairie de Bras-Panon ;
- le 2 septembre à l’espace Reydellet, à Saint-Denis ;
- le 3 septembre au Village Corail, à Saint-Gilles-les-Bains ;
- le 8 septembre à la mairie de Petite-Île.
Plus de 250 participants sont attendus. Ces travaux prépareront notamment les États généraux du Bien Vieillir, prévus les 26 et 27 octobre prochains, avant la validation du programme d’actions par la Conférence territoriale de l’Autonomie.
Installée le 1er juin dernier, cette instance réunit notamment le Département, l’ARS, la préfecture, les communes, le rectorat, France Travail, la MDPH, la CAF, la CGSS ainsi que les représentants des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.


