Assassinat de Samuel Paty : un Réunionnais condamné pour association de malfaiteurs terroriste

Le procès de l’assassinat terroriste de Samuel Paty s’est achevé ce vendredi soir devant la cour d’assises spéciale de Paris. Les huit accusés, impliqués à de divers degrés, sont fixés sur leur sort après sept semaines d'audience.
Sept hommes et une femme ont été reconnus coupable par la cour d'assises spéciale de Paris pour avoir joué un rôle dans l'assassinat du professeur d'histoire-géographie, Samuel Paty, en octobre 2020.
Parmi eux, le jeune réunionnais Louqmane Ingar, 18 ans au moment des faits. Originaire de Saint-Denis, cet étudiant-infirmier était alors installé en région parisienne. Il administrait un groupe de discussion intitulé "Étudiants en médecine" sur un réseau social, dans lequel il conversait avec le terroriste Anzorov et un autre jeune homme, Ismail Gamaiev.
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Le jeune réunionnais n'a eu de cesse de clamer son innocence, tout comme sa famille qui a fait le déplacement depuis La Réunion pour assister au procès, indique Outre-mer la 1ʳᵉ. Le jeune homme a été décrit comme naïf face aux réseaux sociaux et aux contacts qu'il pouvait nouer dans ce cadre.
Des peines allant jusqu'à 16 ans de réclusion criminelle
L'explication n'a pas convaincu. Louqmane Ingar a été condamné à trois d'emprisonnement donc deux ans avec sursis pour association de malfaiteurs terroriste. Une peine purgée durant sa détention provisoire. Il écope également d'une interdiction de détenir une arme durant 10 ans, de 10 ans d'inéligibilité et de l'obligation de travailler ou de suivre une formation.
Ismail Gamaiev a été condamné à cinq ans de prison.
Les peines les plus importantes ont été prononcées à l'encontre de Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, qui ont fourni un soutien logistique à l'assassin de Samuel Paty. Ils écopent de 16 ans de réclusion criminelle.
Brahim Chnina, le père de la jeune fille qui a menti sur la présentation des caricatures de Mahomet, a été condamné à 13 ans de réclusion tandis qu'Abdelhakim Sefrioui qui a activement alimenté la polémique, écope de 15 ans de réclusion criminelle.
Six collégiens ont déjà été reconnus coupables d’avoir aidé l’assaillant à identifier le professeur.
Le jeune radicalisé Tchétchène, Abdoullakh Anzorov, a lui été abattu par la police après avoir tenté de fuir peu de temps après les faits aux abords de l'établissement scolaire.


