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Antoine Fontaine n’obtient pas la suspension des travaux de la voie urbaine du Tampon

Ecrit par T.L. – le jeudi 29 janvier 2026 à 06H35

Le juge des référés a rejeté les demandes du candidat à la mairie du Tampon tendant à faire suspendre la déclaration d’utilité publique (DUP) de la future voie urbaine du Tampon. Antoine Fontaine et les trois autres requérants sont condamnés à verser solidairement 3 000 euros à la CASUD et à la commune.

Alors que de nombreux propriétaires, privés ou publics, ont déjà négocié le prix d’achat de leurs biens situés dans l’emprise du projet de la future voie urbaine du Tampon, d’autres entendent contester leur expropriation, voire même simplement l’intérêt public du chantier, devant les différentes juridictions compétentes.

C’est ainsi que le 21 janvier dernier, Antoine Fontaine et trois autres habitants de la commune se sont présentés devant le juge des référés du tribunal administratif de La Réunion. Sans avoir réellement construit leur argumentaire, ils réclament la suspension de la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet et, à titre subsidiaire, de toutes les mesures d’expropriation.

Lire aussi : Un candidat à la mairie s’oppose aux expropriations de la future voie urbaine du Tampon

D'une longueur de 5 km, la voie urbaine doit permettre de réduire les embouteillages de la RN 3. La CASUD assure que seulement 16 000 m² d'emprise restent encore à exproprier.

Les requérants condamnés à payer 3 000 euros

Dans son ordonnance en date du 27 janvier, le juge des référés a rappelé n’être pas compétent pour statuer sur les mesures d’expropriation, avant de considérer qu' « aucun des moyens invoqués par les requérants n’est de nature, en l’état de l’instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés en litige portant autorisation environnementale et déclarant d’utilité publique les acquisitions et travaux nécessaires au projet d’aménagement d’une voie urbaine sur la commune du Tampon. »

Les quatre Tamponnais, qui avaient fait le choix de former leur requête sans l’aide d’un avocat, devront toutefois débourser solidairement 3 000 euros à la CASUD et à la commune du Tampon, ce dont se réjouit l’avocat des collectivités Me Philippe Creissen.

« Ainsi, il n'existe pas à ce jour de menace sérieuse contre cet aménagement urbain devenu essentiel pour la ville du Tampon et les usagers de la RN 3. Les travaux vont se poursuivre selon le calendrier prévu. A cette occasion, la CASUD et la commune du Tampon entendent rappeler que les travaux d'aménagement autorisés ont fait l'objet d'un très haut niveau de précautions environnementales et de mesures compensatoires », a réagi l’avocat auprès de Zinfos974.

Le tribunal administratif va désormais se consacrer à l’examen dans les prochains mois du dossier au fond, plusieurs autres recours ayant été formés – ceux-là sans doute plus solidement constitués –, notamment par des habitants soutenus par l’association Domoun la Plaine.

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