Afrique, Caraïbes, océan Indien : le festival Court Derrière célèbre des cinémas pluriels

Du 6 au 10 octobre 2026, Saint-Denis accueillera la 8e édition du Festival Court Derrière, rendez-vous consacré aux cinémas des diasporas africaines et afrodiasporiques. Organisé par les associations Klaxon et Cinemawon, le festival entend une nouvelle fois faire découvrir au public réunionnais des œuvres, des cinéastes et des regards encore trop rarement présents sur les écrans de l’île.
Pendant cinq jours, Court Derrière proposera une programmation mêlant projections, compétitions, documentaires, rencontres et échanges avec les professionnels comme avec le public. Une édition placée sous le signe de la transmission et de la mémoire, avec notamment un hommage aux figures qui ont contribué à faire vivre les cinémas africains et afrodiasporiques.
Quinze courts-métrages en compétition
Cette année, 15 courts-métrages concourront dans différentes catégories : fiction, documentaire, animation et expérimental. Neuf territoires et pays seront représentés : Cameroun, Cuba, Burkina Faso, Haïti, La Réunion, Madagascar, Martinique, Mozambique et Togo.
Trois récompenses seront décernées au terme de la compétition : le Prix Héva, décerné par le public ; le Prix Élie, attribué par un jury professionnel, et enfin, le Prix Makandal, qui sera remis par un jury étudiant.
À travers cette compétition, Court Derrière poursuit son ambition de mettre en lumière une création cinématographique plurielle et de favoriser la rencontre entre les œuvres, leurs auteurs et les spectateurs.
Une édition placée sous le signe de la transmission
Pour cette 8e édition, l'équipe du festival revendique un fil rouge autour de la transmission des savoirs, des récits et des mémoires cinématographiques.
Dans son éditorial, l'organisation évoque l'image du baobab et convoque notamment le regard du cinéaste et historien du cinéma Mohamed Challouf, qui viendra raconter des figures majeures telles qu'Ousmane Sembène, Gaston Kaboré, Tahar Cheriaa ou encore Dikongué-Pipa.
Cette démarche s'inscrit dans la continuité du travail mené lors de la précédente édition, consacrée notamment à celles et ceux qui portent et transmettent "les histoires, les réalités et la kréolité réunionnaises."
Le festival entend ainsi poursuivre son travail de mémoire tout en donnant la parole à celles et ceux qui ont fait vivre les scénarios et les récits portés à l'écran.
"Zamal Paradise", un scénario réunionnais entre cinéma et littérature
Le coup d'envoi du festival sera donné mardi 6 octobre à 17 heures avec une séance de dédicace autour de « Zamal Paradise, scénario » de Dkpit K Dick, publié par Pok Pok Éditions.
Cette publication constitue un temps fort de cette nouvelle édition. Pour la première fois, le scénario d'un long métrage réunionnais est publié sous forme de livre imprimé, avec l'ambition de permettre au texte d'être lu, transmis, étudié et conservé.
Court Derrière accompagnera ainsi la publication du scénario de Zamal Paradise, présenté comme le premier long métrage réunionnais, et entend faire de cette initiative un nouvel espace de réflexion autour de l'écriture cinématographique et de la mémoire du cinéma réunionnais.
Un festival ouvert à toutes les formes de cinéma
Au-delà de la compétition, Court Derrière proposera également des séances de longs-métrages, des documentaires, des rencontres et des rendez-vous réunis autour d'une même volonté : faire vivre un cinéma afrodiasporique pensé comme un espace de représentation, de dialogue et de transmission.
L'organisation annonce également le retour des Midi-Minuit, ainsi que "In Sinématoktonn", une programmation qui revendique un cinéma fait "par nous-mêmes et en bien même".
Entre découverte de jeunes réalisateurs, mémoire des grandes figures du cinéma africain et afrodiasporique, création réunionnaise et échanges avec les publics, cette 8e édition de Court Derrière entend une nouvelle fois faire du cinéma un lieu de rencontre entre les générations, les territoires et les histoires.


