Agresseur sexuel à 5 ans? "Non, à cet âge, on joue à touche-pipi"

Tout le monde ne partage pas l'initiative des parents d'élèves qui ont dénoncé ce matin l'inaction du directeur de l'école maternelle du 17ème, au Tampon, alors qu'un enfant de l'établissement est littéralement accusé "d'agressions sexuelles" [(lire ici).]url:http://www.zinfos974.com/Les-parents-d-eleves-ne-veulent-plus-de-l-enfant-accuse-d-agressions-sexuelles_a35265.html Le mis en cause étant âgé de cinq ans, les termes employés ne semblent pas vraiment appropriés à la situation.
Gilbert Hoarau, l'inspecteur de circonscription du Tampon, réfute d'ailleurs toutes négligences quant à la gestion de cette affaire. Selon lui, les services concernés ont été alertés en temps utiles. "L'école a fait tout ce qui était possible de mettre en place pour faire en sorte que le comportement de cet enfant s'améliore. Le médecin scolaire et le psychologue sont intervenus. L'enfant a a été hospitalisé et vu par un pédopsychiatre. Actuellement, il n'est plus scolarisé", explique l'inspecteur.
L'imagination débordante des enfants ?
En outre, Gilbert Hoarau assure que seule l'enseignante qui s'occupe de la classe dans laquelle l'enfant est scolarisé aurait témoigné de difficultés dans cette école ; Certains enfants dont elle s'occupe seraient traumatisés par cette affaire, au point de raconter des choses "insensées" sur cette histoire et notamment que l'enfant montré du doigt aurait été en prison et "qu'il aurait violé plusieurs enfants". Ici, c'est vraisemblablement l'imagination débordante des enfants qui pourrait avoir altéré le jugement de parents submergées par l'inquiétude et l'émotion.
C'est d'autant plus probable que ces difficultés seraient cantonnées, d'après l'inspecteur, à cette unique classe : "Les six autres enseignants m'ont dit que les enfants de leur classe ne sont pas du tout traumatisés par cette affaire et vivent sereinement leurs journées de classe" souligne t-il.
"A cet âge, on joue à touche-pipi"
"Lorsqu'il va aux toilettes, il montre son zizi et essaye de tirer sur la culotte des gamins pour voir le zizi des autres", résume l'inspecteur qui reconnaît que ce comportement est préoccupant mais souligne que le terme "d'agression sexuelle" est vraisemblablement inadapté à cette situation.
"A cet âge, on joue à touche-pipi" explique aussi une enseignante "maître G", spécialisée dans l'aide à dominante éducative et qui a travaillé avec cet enfant. Selon elle, les parents s'inquiètent pour rien, ils auraient notamment été un peu vite à critiquer le directeur.
L'enfant, dont la situation sociale n'est apparemment pas la plus simple qui soit, réintégrera l'école à la rentrée de janvier. Pour les parents d'élèves les plus virulents, cette situation est inacceptable. Ils demandent son départ définitif et son placement dans une structure spécialisée. "Cet enfant à cinq ans, il a le droit comme tous les autres gamins à être scolarisé", conclut Gilbert Hoarau, qui regrette que cette affaire ait pris cette tournure.
Certes, des parents s'inquiètent, mais la solution radicale qu'ils proposent, qu'un enfant de cinq ans soit retiré de son école, apparaît un peu extrémiste au vu de la réalité des faits.



