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Accusé d’avoir détourné 1,7 million d’euros, le psychiatre mis en cause plaide pour travailler en France, sans succès

Ecrit par L.C – le samedi 8 novembre 2025 à 06H53

Lors d'une audience relais au tribunal correctionnel, un psychiatre de Saint-André, soupçonné avec deux complices d’avoir fraudé près d’un million d’euros la CGSS, s’est vu fixer la date de son procès. L’occasion pour lui de demander au tribunal une modification de son contrôle judiciaire, afin de pouvoir exercer dans l'héxagone. Peine perdue.

Ils sont trois. Trois suspects dans une affaire de fraude à 1,7 million d’euros à la CGSS. Aujourd’hui, au tribunal correctionnel de Saint-Denis, le psychiatre comparaît seul pour une audience relais.

Tous trois sont soupçonnés d’avoir subtilisé des cartes Vitales à des patients vulnérables pour des consultations fictives, récupérant ainsi l’argent de la Sécu. Une plainte avait été déposée courant 2019 par l’organisme d’État, donnant lieu à une minutieuse enquête.

Il faut dire que la justice a dû venir le chercher : dans un premier temps, ses deux complices, deux infirmiers libéraux, sont mis en cause et perquisitionnés. Ce qui pousse le psychiatre, courant 2021, à fuir vers son île d’origine, Madagascar. Ce n’est que récemment qu’il a pu être appréhendé par la justice, après l’exécution d’un mandat d’arrêt en date de 2022.

Un homme pas du genre à fuir ses responsabilités

Quand on l’interroge sur ce qu’on peut qualifier de fuite à l’anglaise, le psychiatre explique qu’il n’avait nullement été au courant des sollicitations de la justice à son égard. Pourtant, le procureur souligne l’existence d’une correspondance du médecin avec le juge d’instruction à la même époque — correspondance dans laquelle il tentait de prouver son innocence dans ce dossier.

Son départ à Madagascar en 2021 ? La faute au Covid, selon lui. De plus, il venait d’être nommé maître de conférences dans une université malgache. Hasard du calendrier, sûrement. Puis, il est parti travailler dans un service d’un hôpital métropolitain. Ce n’est qu’après un mandat de recherche et un mandat d’arrêt que la justice a réussi à mettre la main sur lui, le 7 octobre dernier.

Placé sous contrôle judiciaire, le fringuant psychiatre veut montrer sa bonne foi au tribunal. Avec l’appui de son avocat, il tente de plaider un changement dans son contrôle judiciaire. Interdit de quitter La Réunion, il souhaite se rendre dans l’Hexagone pour prendre un poste salarié, étant donné qu’il est interdit de pratiquer en tant que libéral.

Peine perdue, disait-on plus haut : il devra séjourner à La Réunion après le refus du tribunal, où son procès est fixé au 17 avril prochain.

Etiquettes : Justice | Saint-André

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