Absences pour motif religieux: un collectif poursuit son lobbying pour faire reconnaître l’hindouisme

"Nous avons échangé sur la situation en métropole et à La Réunion en particulier sur les problématiques liées aux confessions religieuses. Le député s’est engagé à interroger l'Etat sur l’avancée de la question écrite formulée par Monsieur Lorion ainsi que sur le traitement de nos courriers", indique Alain Mardaye qui rappelle que la demande qu’il porte aux côtés de plusieurs présidents d’associations a été adressée au ministre de l’Intérieur et au préfet de La Réunion le 25 mai.
La circulaire dont il est fait référence liste ainsi les célébrations catholiques, protestantes, orthodoxes, arméniennes, musulmanes, juives et bouddhistes.
Dans des réponses apportées à divers députés, le gouvernement a déjà insisté sur l’aspect non impératif de la circulaire puisqu’un arrêt du conseil d’Etat datant de 2010 a estimé qu’il revient bien au chef de service de l’agent concerné d’accorder ou non les jours d’absence, "étant seul juge de l’opportunité de leur attribution, eu égard aux nécessités de fonctionnement normal du service."
"Le paysage religieux français a changé"
Mais le collectif ne se satisfait pas de cette lecture puisque "force est de constater que la circulaire demeure un outil fort de décision" pour "justifier plus aisément les refus de l’autorité d’administrative aux demandes pour les fêtes et cérémonies non inscrites dans la circulaire."
"En un demi-siècle, le paysage religieux français a changé. L’hindouisme s’est définitivement ancré dans les religions ultra-marines. Il se développe et se structure en métropole. Dans un souci d’équité et dans le respect des droits des minorités, nous appelons de nos voeux l’inscription de l’hindouisme, sous sa forme la plus large, dans la circulaire FP 901 du 23 septembre 1967", soutient le collectif réunionnais.
"Avec cette prise en charge officielle du dossier par un parlementaire, notre requête prend une voie institutionnelle. Nous continuons à croire à la légitimité de notre action", conclut le président du collectif.
Une nouvelle réunion de travail est prévue la semaine prochaine.


