À Sainte-Marie, le projet d’enfouissement des déchets suscite des inquiétudes agricoles

Ce 30 mai, Daniel Alamélou, président du SYDNE, a accueilli Olivier Fontaine, président de la Chambre d’Agriculture de La Réunion, pour discuter du projet d’Installation de Stockage de Déchets Ultimes (ISDU) à Beaufond, Sainte-Marie. Cette rencontre intervient dans un contexte de tensions entre impératifs environnementaux et préservation des terres agricoles.
Ce vendredi 30 mai 2025, Daniel Alamélou, président du SYDNE (Syndicat intercommunal de traitement des déchets du Nord et de l’Est), a reçu Olivier Fontaine, président de la Chambre d’Agriculture de La Réunion, accompagné d’une délégation d’élus, pour une présentation du projet d’Installation de Stockage de Déchets Ultimes (ISDU) prévue à Beaufond, sur la commune de Sainte-Marie.
Ce projet, visant à remplacer l’actuel centre d’enfouissement de Sainte-Suzanne qui atteindra sa capacité maximale en 2028, a été désigné par le comité syndical du SYDNE comme la solution la plus favorable parmi une quarantaine de sites étudiés, en raison de critères environnementaux, techniques et d’éloignement des habitations.
Cependant, la population locale a exprimé une forte opposition. Lors d’une consultation citoyenne le 18 mai, 97,74 % des votants se sont prononcés contre l’implantation de l’ISDU à Beaufond, bien que la participation ait été de 10,89 % des électeurs inscrits. Le maire de Sainte-Marie, Richard Nirlo, a déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux : "Avec plus de 97 % d’avis défavorables à l’implantation de l’ISDU sur notre commune, c'est plus d’un administré sur dix qui s’est opposé au projet. Nous poursuivons le combat : on ne décide pas des sujets qui concernent les Sainte-Mariennes et les Sainte-Mariens sans eux."
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Du côté agricole, Olivier Fontaine a exprimé ses inquiétudes quant à la perte de surfaces agricoles, malgré les mesures compensatoires prévues par la loi et l’accompagnement de la SAFER. Il a souligné l’importance de préserver le foncier agricole pour assurer la souveraineté alimentaire de l’île.
Daniel Alamélou a réaffirmé la volonté du SYDNE de travailler en concertation avec l’ensemble des partenaires pour expliquer les enjeux du projet et assurer une mise en œuvre respectueuse des préoccupations locales.
Ce dialogue entre les institutions souligne la complexité de concilier gestion des déchets et préservation des terres agricoles, dans un contexte où les décisions doivent être prises avec transparence et en tenant compte des avis des citoyens.


