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Extraction pour la NRL: "L’occasion de reconquérir notre littoral", selon Possession Avenir

Ecrit par Ludovic Grondin – le lundi 1 juillet 2013 à 16H14

Les formations politiques se positionnent tour à tour au sujet de l'ouverture d'une carrière à La Possession. Une fois n'est pas coutume, Jean-Yves Morel, de Possession Avenir, s'accorde avec la majorité municipale pour y voir une double opportunité pour la ville.

Selon l'élu d'opposition, deux enjeux capitaux sont posés aux administrés à travers le sacrifice d'une partie de son territoire et des nuisances inhérentes à l'extraction de roches.

Le premier enjeu, évident, est celui de "la réappropriation de notre littoral", insiste le conseiller d'opposition. Son accès direct à la mer, la ville l'a perdu depuis la phase de sécurisation de la route en 1976 et la mise en quatre voies de la RN1.

L'océan, justement, "c’est un enjeu capital pour le développement touristique,  économique, culturel", selon Jean-Yves Morel. "Il y a à La Possession un rendez-vous annuel mal exploité, qui amènerai une valeur ajoutée évidente à La Possession, c’est celui de la fête des pécheurs du 15 août", explique-t-il. "D'un avantage à l'autre, c'est aussi le décongestionnement du trafic circulatoire dans la zone amenée à être le cœur de ville de notre commune qui est attendu avec impatience", précise-t-il.

Une "facture environnementale minimisée"

"Nous n’avons pas le droit de manquer ce rendez-vous car nous n’aurons plus l’occasion de reconquérir notre littoral", prévient Jean-Yves Morel. Devant la récente mobilisation des opposants au projet, parmi lesquels les représentants d'Europe Ecologie, Jean-Yves Morel dit "regretter la position de certains mouvements".

Sur le front de l'emploi, et particulièrement de l’emploi des jeunes, "nous n’avons plus le droit d’attendre", explique-t-il en informant qu'"en 2025, 40% de la population possessionnaise aura moins de 30 ans. Il nous faut de l’activité économique pour que l’offre d’emploi décolle", argumente-t-il.

Si l'ouverture de carrières dans l'île est avortée pour une prospection dans la zone, Jean-Yves Morel craint une "facture sanitaire" à cause des dangers d’apport de matériaux propices au développement de virus ou microbes tels que les vers blanc ou le chikungunya. "Nous préférons payer la facture environnementale minimisée en faveur du développement de notre commune", ajoute le candidat pour 2014.

 

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