Aline Murin-Hoarau : "L'Alliance ne correspondait plus à mes valeurs"

Aline Murin-Horau, la conseillère régionale qui a basculé de l'opposition à la majorité en passant du groupe Alliance à La Réunion en Confiance, est revenue sur ce choix, officialisé ce matin en assemblée plénière.
Pour elle, "le plus important, c'est de travailler pour les Réunionnais, pour la Réunion. J'ai décidé de rejoindre un mouvement réunionnais qui s'appelle La Réunion en Confiance (le mouvement de Didier Robert, ndlr). C'est de cette façon que j'estime qu'il faut travailler pour répondre à toutes les difficultés que nous rencontrons aujourd'hui dans le quotidien des Réunionnais", a-t-elle indiqué.
"Je n'estime pas avoir fait un grand écart"
Pour Aline Murin-Hoarau, "les joutes oratoires cantonnées dans une opposition stérile et immobile, ce n'est pas de cette façon que je vais répondre au rôle que m'ont confié les électeurs, qui est de travailler avec les forces vives".
Accusée par certains de ses anciens camarades de l'Alliance, et notamment par André Thien-Ah-Koon, de faire "le grand écart", la conseillère régionale, ne partage pas ce sentiment : "Je n'estime pas avoir fait un grand écart. J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de le souligner, ça (l'Alliance, ndlr) ne correspondait plus à mes valeurs, ça ne correspondait plus à ma façon de concevoir la politique et surtout comme je l'ai souligné, les Réunionnais attendent de nous que nous soyons responsables, que nous mettions ensemble nos compétences et notre-savoir faire pour construire et répondre aux difficultés que rencontrent au quotidien les Réunionnais", a-t-elle conclu.
Avec ce ralliement, La Réunion en Confiance compte désormais 28 membres au Conseil régional et l'Alliance n'en a plus que 11.


