Contrats aidés/Emplois d'avenir : L'AMDR veut rencontrer Najat Vallaud-Belkacem

La ministre Najat Vallaud-Belkacem va sûrement devoir adapter son programme.
L'Association des maires de la Réunion (AMDR), qui s'est réunie en soirée à la mairie de La Possession, demande qu'une délégation (composée notamment de Roland Robert, Jean-Yves Langenier ou encore Jean-Luc Saint-Lambert), soit reçue pendant la visite de la porte-parole du gouvernement, les 22 et 23 février.
"L'emploi, c'est l'Etat !"
Au cours de cette réunion, les maires ont dressé plusieurs constats et formé quelques propositions. Roland Robert, le président de l'AMDR, explique que "l'emploi c'est l'Etat. Mais pour nos administrés, c'est les maires". Pressés par les jeunes qui réclament des emplois de fournir des contrats aidés, les édiles de la Réunion souhaitent un coup de pouce urgent de la part de l'Etat.
Pour les contrats aidés, les maires réclament le même quota que l'an dernier, soit environ 12.000 contrats au total pour le premier semestre dans l'île. "Aujourd'hui nous constatons que le nombre d'emplois distribués est en baisse (9.000 selon l'AMDR, ndlr) car leur durée est passée de 8 mois ou à 1 an. Nous demandons de revenir aux contrats d'une durée de 6 mois pour qu'il y ait plus de bénéficiaires", souligne Roland Robert.
Des emplois d'avenir exonérés de charges ?
Concernant les emplois d'avenir, le problème est plus épineux. "A ce jour, plusieurs milliers de contrats restent à pourvoir", ajoute le maire de La Possession. L'AMDR estime que le résiduel que doivent payer les communes pour un emploi d'avenir est trop élevé. "Pour vous donner une idée, en terme de charges, un emploi d'avenir est égal à trois contrats aidés", indique Stéphane Fouassin, le maire de Salazie. Conséquence, l'AMDR demande à l'Etat une exonération des charges dont le montant "serait à discuter".
Deux autres demandes ont été formulées. L'AMDR invite l'Etat, le Conseil Régional et le Conseil Général "à se mettre autour de la table" afin de "répondre à l'urgence sociale qui prévaut à la Réunion", explique Roland Robert. Et souhaite qu'une "délégation ministérielle se rende à La Réunion pour se rendre compte de la situation", renchérit-il.
A l'issue de la Réunion, l'AMDR ne savait pas si Najat Vallaud-Belkacem allait accepter ce rendez-vous de dernière minute. "On n'en doute pas une seconde !", sourit Roland Robert.


