Rares photographies des Roches noires lontan

Ces photographies sont exceptionnelles. Nous n'avons pas été en mesure de les dater précisément. Sans nul doute que les contributeurs les plus informés et/ou âgés de Zinfos sauront évaluer avec plus ou moins de précision les années de prise de vue de ces clichés. En tous les cas, elles témoignent d'une autre époque où les Roches noires offraient à ses rares baigneurs un banc de sable digne de ce nom.
En oeil averti, Daniel Vaxelaire se risque à en calibrer, a minima, la décennie. "Ces images datent de la fin des années 50 ou du tout début des années 60, avant la construction du port", pense-t-il. Les prémices de ce qui allait devenir le port de plaisance de Saint-Gilles sont datés par l'expert "vers 1962-63, d'après certains recoupements. L'église est évidemment bien plus ancienne, avant guerre, donc ne sert à rien dans la datation".
"Les Roches noires (qui donneront leur nom au quartier, ndlr) ne sont pas d'origine : elles avaient été installées là en deux bancs. On voit le second au fond (photo 1 et 2 plus bas), là où est maintenant le port. Elles devaient sans doute servir d'estacade (sorte de jetée sommaire, ndlr) afin de permettre la communication avec des navires au large, voire créer un premier port. La tentative a avorté mais les roches sont restées, contribuant à fixer le sable", précise l'historien. Pour l'anecdote, ces roches ont été posées là à la "fin du 19e siècle ou début du 20e", selon Daniel Vaxelaire.
De nouvelles études commencent en mars
Toujours est-il qu'aujourd'hui, cette frange littorale de quelques centaines de mètres (entre le port, la ravine et ce qu'il reste de l'esplanade), donne du fil à retordre aux ingénieurs.
A ce titre, les conseillers municipaux de la ville de Saint-Paul ont voté la semaine dernière le déblocage d'une enveloppe de 450.000 euros d'études "pré-opérationnelles" censées aboutir à la "reconquête de la plage".
Ces études menées par trois sociétés spécialisées porteront sur la caractérisation des mouvements hydrauliques et, en conséquence, de l'apport sédimentaire d'une plage qui semble avoir été perturbée par la création de la digue du port d'un côté et de son esplanade bétonnée de l'autre. Le début de ses nouvelles études sont programmées pour mars. Nul doute que ces images du passé donneront à réfléchir sur l'impact humain sur les zones littorales.






