Les requins bouledogues attirés par le port de Saint-Gilles

L'institut de Recherche pour le Développement a publié ce 28 décembre ses premiers résultats des observations acoustiques effectuées sur les requins bouledogue et tigre entre le 2 décembre 2011 et le 2 décembre 2012 sur la côte ouest de la Réunion.
Première indication : le nombre total moyen de détections enregistrées au cours de l’année d’étude, par jour d’observation et par site, est faible relève l'IRD. Cependant, ce nombre de détections est plus important pour le requin bouledogue que pour le requin tigre.
Les requins tigres, qui sont donc très peu détectés, occuperaient une aire plus au large que la zone couverte par le réseau de stations d’écoute suppose l'IRD, en charge du programme CHARC.
Les relevés indiquent également la faible présence de requins très près des côtes sauf aux Roches-noires. Elle confirme que les requins tigre et bouledogue ne sont pas rattachés à une frange restreinte du littoral car ils sont détectés sur toute la côte ouest étudiée, précise le document.
Autre indication : l'étude des écoutes montre que la zone au large du Port de Saint-Gilles (regroupant les stations "Brisants", "Large Saint-Gilles" et "Cap Aigrettes") est la zone principale d’observation des requins bouledogue marqués. Cette zone pourrait être une zone ou partie d’une zone naturelle de repos "dortoir" pour les requins bouledogues. En effet, un grand nombre de détections sur une seule station et sur une durée courte indique que l’animal est immobile ou en nage lente.
Des zones de repos ont déjà été décrites dans la littérature et identifiées chez d’autres espèces de requins et correspondent à un comportement normal. Une zone de repos est une zone où les requins ne chassent pas mais se reposent ou se réfugient. Elle dépend notamment des caractéristiques de températures et de courants qui peuvent varier au cours du temps et donc modifier la carte de répartition des requins selon les conditions environnementales. D’autres zones de repos sont suspectées plus au Sud. Une hypothèse qui reste à confirmer écrit l'IRD dans son rapport.
Cette analyse rudimentaire doit d'ailleurs être complétée par une étude plus poussée, des temps de résidence et des déplacements, qui permettra de confirmer ces premiers résultats et de mieux rendre compte des comportements.


