L'opposition st-pierroise dénonce l'implantation du multiplexe du front de mer

Le PCR et Europe Ecologie ne lâchent pas l'affaire. Ils disent toujours "non" à l'implantation d'un multiplexe sur le front de mer de Saint-Pierre. Une chose est sûre : le multiplexe, s'il voit le jour, aura fait parler de lui.
Symboliquement, les élus frondeurs, emmenés par Krishna Damour du PCR, ont tenu à réaliser leur point presse sous les arbres du vaste terrain du projet d'implantation où se réfugient chaque jour des centaines d'automobilistes. "Ces arbres sont devenus l’emblème de la résistance des citoyens de Saint-Pierre", résume Krishna Damour.
Le Sud représente 37% de la population Réunionnaise soit près de 350.000 habitants. "Evidemment que la construction d'un multiplexe est nécessaire mais celle-ci ne doit pas peser sur l’accessibilité du centre-ville", précise l'élu. Les opposants au projet montrent déjà du doigt la circulation asphyxiée du front de mer.
"Il n’y a pas un week-end, où il n’y a pas d’embouteillages sur le boulevard Hubert Delisle en l’état actuel, sans compter les jours de semaines. Il est devenu même infernal de pouvoir circuler sur le boulevard…", témoigne Krishna Damour. Avec un tel complexe dédié au 7e Art, ce sont 10 salles, soit un potentiel de 1.860 fauteuils, et deux restaurants qui sont attendus.
"Hérésie urbanistique"
Si la municipalité y voit un moyen de dynamiser l'attractivité du centre-ville, les détracteurs du projet, outre les embouteillages supplémentaires, imaginent déjà les incidences sur la sécurité. "Nous savons déjà que règne un climat d’insécurité sur le front de mer les soirs de week-end. Il y a un risque d’insécurité avec le choix de tout focaliser sur le même lieu. C’est pourquoi nous disons qu’il y a urgence à transférer ce projet en périphérie de Saint-Pierre". Ils avancent les pistes de Pierrefonds ou de la Zac Canabady.
EELVR et le PCR restent donc vigilants sur le dossier: "Il s’agit pour nous d’une hérésie urbanistique qui risque d’être commise de manière irréversible et qui, je le rappelle, est un choix politique de ceux qui sont aux commandes de la ville".


