La Préfecture répond aux attaques des élus saint-louisiens

Le conseil municipal de Saint-Louis a été vite avorté hier soir par la grogne des élus de la majorité. Motif : des indemnités toujours pas versées sur leur compte à ce jour pour le mois de novembre.
Toujours selon la majorité du maire, Claude Hoarau, l'intervention de la Préfecture aurait modifié l'écriture comptable pour le traitement de ses agents et l'indemnisation de ses élus, passant ainsi d'une budgétisation par chapitre à une budgétisation à l'article.
Cet après-midi, la Préfecture apporte une réponse laconique tout en confrontant la commune à sa propre gestion. "Le budget initial de la commune de Saint-Louis a été réglé par arrêté préfectoral du 29 juin 2012 : certaines dépenses ont été déterminées à l'article. C'est le cas des indemnités des élus dont le montant pour l'année a été fixé à 300.000 € (article 6531)", souligne l'autorité préfectorale.
"L'avis de la Chambre régionale des comptes, que le préfet a intégralement repris, a prévu certaines augmentations de dépenses, notamment pour assurer le paiement des salaires sur la fin de l'année, poursuit-elle. En revanche, aucune augmentation de l'article relatif aux indemnités des élus par rapport au budget initial n'est prévue à l'arrêté".
Ces nouveaux éléments apportés par le représentant de l'Etat laissent donc penser que l'enveloppe des 300.000 euros ne permettait pas à la municipalité de payer ses propres élus pour les deux derniers mois de l'année.
Malgré un ordre du jour qui n'a pas pu se tenir hier, Claude Hoarau doit provoquer une nouvelle délibération municipale dans un intervalle de trois jours.


