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Le Parti Pirate espère toujours l'annulation de l'élection de Thierry Robert

Frappé du cumul des mandats, Thierry Robert lâche son siège de vice-président du Conseil général. Pourtant, un contentieux subsiste sur la validation de l'élection du nouveau député de la 7e circonscription. Pierre Magnin, candidat du Parti Pirate, confirme que pour lui, la partie n'est pas finie. Thierry Robert viendra nous confirmer dans la soirée de jeudi que la décision du Conseil constitutionnel se fait effectivement toujours attendre.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 8 novembre 2012 à 16H06

Un rappel des événements s'impose. A la suite de l'élection écrasante du maire de Saint-Leu à la députation (67% des suffrages), le [Parti Pirate Réunionnais]url:http://partipirate.re/ porte un recours en annulation devant le Conseil constitutionnel, le seul juge des élections législatives, pour non respect des comptes de campagne et exposition médiatique inégale entre candidats.

"Le Conseil constitutionnel voulait statuer début novembre sur le seul avis de la Commission nationale des comptes de campagne. Nous avons donc demandé à ce qu'un délai nous soit donné le temps de récupérer l'ensemble des pièces comptables détenues par cette commission, histoire d'étayer nos objections", explique Pierre Magnin.

"On a publié sur notre site internet l'unique pièce que la commission a bien voulu nous transmettre", précise le candidat pirate. Problème : entre les lignes de ce document obligatoire, il reste dubitatif sur les montants de facturation alignés par le candidat MoDem.

"Lorsque l'on voit les frais peu élevés en communication par exemple, je suis étonné car ils sont ridicules. Voilà pourquoi nous avons demandé au Conseil constitutionnel un délai pour que l'on puisse lui fournir l'ensemble des pièces comptables qui sont en possession de la commission", ajoute-t-il.

Désir de transparence totale

La patience est de rigueur : la Commission nationale des comptes de campagne avance le délai de "plusieurs mois" pour que les pièces du candidat Robert soient transmissibles, le temps d'"anonymiser" les facturations.

Ce désir de transparence totale, Pierre Magnin le juge utile, et pas que pour son propre compte : il a fait 0,78% des voix aux élections. "Je ne m'attendais évidemment pas à être élu", sourit-il, lucide. Mais cela intéresse aussi l'ensemble des candidats qui se sont présentés sur la 7e. "Certains étaient à quelques voix d'être bénéficiaires du remboursement des frais de campagne", explique-t-il. 

La persévérance de Pierre Magnin n'est pas que dirigée sur la transparence financière. "Le traitement médiatique, notamment télé, dont a bénéficié Thierry Robert n'est pas équitable", assure-t-il. Si la première salve d'arguments sur pièces ne séduit pas le Conseil constitutionnel, il a bon espoir de démontrer ce qu'il appelle "la surexposition médiatique" du futur député. Ces lettres répétées en direction du CSA afin d'obtenir les relevés des temps de parole des candidats n'ont toujours pas obtenu de réponses depuis les législatives de juin 2012.

Le problème, selon lui, tient enfin du rôle de ces institutions de contrôle. "Je comprends tout à fait qu'elles aient énormément de documents à vérifier, mais sans doute qu'elles comptent aussi sur le découragement des candidats requérants lorsqu'on nous annonce les délais de traitement", conclut Pierre Magnin. Un cas de figure qui ne risque pas d'arriver chez lui.

 

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