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La teneur en pesticides de l'eau de Ste-Marie sous surveillance

Ecrit par zinfos974 – le lundi 5 novembre 2012 à 07H00

La mairie de Sainte-Marie, en collaboration avec son opérateur la CISE, a lancé des études de faisabilité pour une meilleure délivrance de la qualité de l'eau sur son captage des Cafés. Celui-ci dessert le quartier de la Convenance.

Par épisode, ce captage affiche des taux de déséthyl-atrazine qui varient autour des seuils tolérés. Le déséthyl-atrazine est un dérivé de l’atrazine, interdite à la vente en France depuis le 30 septembre 2002, et à la consommation depuis le 30 juin 2003. A la CISE, on évoque la lente dégradation chimique de cette molécule dans les sols, d'où sa ténacité dans le temps.

"Le captage des Cafés se trouve à l'Est de la commune, presqu'en limite de Sainte-Suzanne", localise Vincent Deloor de la CISE. Le forage est situé à mi-hauteur : 50 mètres d'altitude mais surtout à proximité de terres agricoles.

"Une étude de faisabilité est en cours" afin de capturer cette molécule via le procédé du charbon actif. Aucun délai n'est donné quant à la réalisation de ce "filtre" supplémentaire.

La réglementation est stricte en la matière. Dès lors que la présence de pesticides dans l'eau est avérée, la collectivité en charge de sa distribution doit en informer sa population. Chose faite par le maire Jean-Louis Lagourgue en accompagnement des factures d'eau à ses administrés.

Du côté de la CISE, on se veut rassurant, sans minimiser la question sur le fond et les travaux qui devront être menés.

Il faut savoir que le seuil de tolérance est fonction des instances sanitaires. Ainsi, lorsque l'Autorité européenne de sécurité des aliments fixe le taux à ne pas dépasser de 0.1 µg/l (lire microgramme par litre), qui est d’ailleurs le seuil de détection, l'Organisation mondiale de la santé marque ce seuil à 0.4 µg/l. Les autorités françaises jonglent entre les deux, ce qui offre une relative liberté d'interprétation.

Convertir les agriculteurs à de meilleures pratiques

"En dessous de 0.1 µg/l, il n'y a pas de risque immédiat. Si le taux est supérieur à 0,1 µg/l, il peut y avoir une restriction de l'usage de l'eau", informe le cadre technique d'exploitation à la CISE. En tout état de cause, la population doit en être obligatoirement informée. "Passé le taux de 0,4 µg/l, on ne peut plus distribuer", explique le spécialiste.

"Se débarrasser de l’atrazine, alors que 9 ans après son interdiction, ses métabolites sont toujours présents, est ardu et montre bien la rémanence des eaux souterraines. Le Ray-Grass italien (Lolium Multiflorum), capable de détoxiquer l’atrazine grâce à ses enzymes, n’est utile que sur les eaux pluviales. Installer un traitement des eaux avec rétention sur charbon actif, semble bien la seule solution. Mais à quel prix ?" demandent des membres EELVR que sont [Bruno Bourgeon]urlblank:http://www.zinfos974.com/Ste-Marie-Un-nouveau-captage-contamine-par-les-pesticides_a45975.html , Alain Busser et Jean-Marc Tagliaferri.

Selon eux, "la vraie solution est préventive, en diminuant l’usage agricole des désherbants organiques, par l’utilisation d’engrais verts, par l’allélopathie (compétition entre les différentes cultures), et surtout par la formation, l’information, la discussion et la participation des agriculteurs à la sauvegarde de notre île. Rien n’autorise à croire, à la lecture du mot du maire sainte-marien, dans une commune hautement agricole, que les discussions aient été engagées dans ce sens avec la Chambre d’Agriculture", terminent-ils.

 

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