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Six semaines pour trouver des vestiges sur le tracé de la nouvelle route du Littoral

Une grande opération de fouilles archéologiques sous-marines est en cours sur le futur chantier de la nouvelle route du Littoral. En tout, 11 experts cherchent à identifier les "anomalies" détectées au niveau du tracé de la future route. Est-ce que les équipes de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) trouveront des vestiges datant de la colonisation de l'île ? Réponse dans les six prochaines semaines, la durée estimée des fouilles préventives qui se feront entre la Possession et Saint-Denis.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 1 octobre 2012 à 17H30

Depuis la semaine dernière, se déroule la première opération d'archéologie préventive sous-marine réalisée en France, et donc dans les DOM, depuis la mise en place de la loi sur l'archéologie préventive, il y a 10 ans. Ce diagnostic est réalisé par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), sous le contrôle du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) et du ministère de la culture et de la communication, dans le cadre du projet de nouvelle route du Littoral. En tout, 11 experts scrutent les fonds sous-marins entre la Possession et Saint-Denis pour identifier les anomalies détectées tout le long du futur tracée de la nouvelle route du Littoral lors d'une campagne de mesures réalisée l'an dernier à l'aide d'un sonar et d'un magnétomètre

"On est dans une opération d'archéologie préventive sur le tracé de la nouvelle route du Littoral pour découvrir ou non des vestiges (…). Une première opération a consisté à trouver des vestiges soient posés sur le fond ou enfouis. On a identifié 77 anomalies qu'il serait intéressantes d'aller voir", explique Emmanuelle Miéjac, responsable de l'opération.

Après le recensement il faut passer à la phase d'identification. Pour cela, l'équipe de l'Inrap dispose de deux bateaux, la Curieuse et un zodiac, pour se rendre sur site. "Concrètement le travail est de descendre sur ces anomalies et voir si elles existent ou non", souligne-t-elle.

Même en cas de découverte de vestiges exceptionnels, le chantier de la nouvelle route sera maintenu

"Il faut les "dévaser" quand il y a trop de sable", ajoute-t-elle. Pour cela, l'équipe de plongeurs se sert d'un "grand aspirateur". "Après, on les caractérise, les relève et les identifie", précise Emmanuelle Miéjac. Que peut-on trouver au large de l'actuelle route du Littoral ? "De tout" à en croire la responsable de l'opération. "D'un vestige ancien ou quelque chose de plus récent (ndlr: des déchets), on peut trouver de tout sous l'eau", explique-t-elle. Des vestiges liées à la navigation ou encore à l'aménagement de berges, les experts pourraient se trouver nez à nez avec des vestiges pouvant remonter avant l'époque connue de peuplement de l'île… On ne sait jamais !

Depuis une semaine, les 11 membres de l'équipe sont passés à l'action, conditionnée par les aléas techniques (la mise en place du matériel) mais également climatiques. L'équipe ne peut travailler avec un vent fort, en raison du système de repérage qui ne peut-être mis en place avec un vent au-dessus de force 2, mais doit également composer avec la houle, en raison de la proximité du chantier de fouilles de l'actuelle route du Littoral.

Et si, dans tout ça, un vestige d'importance venait à être trouvé, pourrait-il remettre en cause les travaux de la nouvelle route du Littoral ? "Non", répond Emmanuelle Miéjac, les fouilles préventives sont faite bien en amont du début des travaux. "Le chantier ne sera pas remis en cause, on aura le temps si une découverte exceptionnelle est faite de programmer un chantier de fouilles avant le début des travaux de la route du Littoral, il n'y a pas de soucis", conclut-elle.

 

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