Zamal: Nalini Velopoullé-Merlo "viscéralement" opposée à la dépénalisation

Récemment, la question de la dépénalisation du cannabis a fait débat à l'intérieur même du gouvernement entre les écologistes qui prônent la dépénalisation, la ministre du Logement, Cécile Duflot, en tête, et le président de la République, François Hollande, qui s'oppose à cette solution. Plusieurs députés de gauche avaient réclamé un "grand débat" sur la dépénalisation du cannabis.
A Saint-Denis, Nalini Velopoullé-Merlo, adjointe déléguée à la sécurité de la mairie socialiste de Saint-Denis s'est dite "viscéralement" opposée à cette idée lors d'une conférence de presse sur la "Journée de lutte et de prévention contre les addictions".
"Cela entrainera bien d'autres problèmes"
"Il faut continuer à marteler le danger lié à la consommation de drogues. Les effets sont dévastateurs, notamment sur le comportement scolaire", explique-t-elle. Pour cela, l'adjointe à la mairie s'appuie sur une récente étude danoise montrant les "effets néfastes" de la consommation de cannabis ou de zamal. "Des études cliniques ont démontré que la consommation de zamal provoquait des altérations intellectuelles et entrainait notamment une baisse du quotient intellectuel", précise Nalini Velopoullé-Merlo.
Pour elle, la dépénalisation ne fera "pas diminuer" le problème de la consommation du zamal à la Réunion ou ailleurs. "Cela entrainera bien d'autres problèmes comme l'explosion de la violence, la dépendance, les maladies (…)", ajoute-t-elle. Un avis partagé par le sous-préfet à la cohésion sociale, Ronan Boillot, présent à la conférence de presse sur la journée de lutte et de prévention contre les addictions. "Les expériences de dépénalisation dans les autres pays n'ont pas été couronnées de succès, il n'y a pas eu de baisse escomptée de la consommation", précise-t-il.
"On voit bien que cela ne règle pas le problème", conclut de son côté Nalini Velopoullé-Merlo.


