Une nouvelle associaton attaque l'arrêté de pêche aux requins

Une nouvelles association basée dans la Drôme, l'ASPAS (Association de protection des animaux sauvages), vient de déposer une requête en suspension auprès du tribunal administratif de Saint-Denis contre l'arrêté préfectoral sur les prélèvements de requin dans la réserve marine. Un nouvel épisode judiciaire, le troisième, après les requêtes déposées par Sea Sheperd et l'association citoyenne de Saint-Pierre.
"Un référé suspension et un recours en excès de pouvoir", souligne le Jir, ont été déposés par l'association. Cette dernière, forte de plus de 5.000 membres, est déjà connue pour avoir mis en place près de "2.000 procédures judiciaires" par le passé, explique le journal.
Le référé a pour motivation les "raisons avancées" pour motiver le prélèvement de requins dans la réserve marine, des raisons trop "faibles et peu convaincantes", explique Anne Fournier, océanographe chargée de mission à l'ASAPS, dans les colonnes du Jir. "Sous la pression de certains surfeurs, et de pêcheurs désirant en réalité reprendre la chasse sous-marine dans la réserve, la préfecture a pris à la hâte le 13 août, un arrêté autorisant la pêche aux requins bouledogues et tigres. Cependant, cette mesure prise surtout dans le but de calmer les esprits, n’est pas la solution pour limiter les accidents", rappelle-t-elle dans un communiqué paru sur le site de l'association.
"Le risque zéro n'existe pas"
"Les requins bouledogues et tigres qui seraient principalement à l’origine des accidents, sont classés depuis 2009 comme des espèces quasi-menacées sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Mais la situation actuelle pourrait laisser craindre un changement de statut", explique-t-elle.
Par cette action, L'ASPAS entend soutenir les autres actions menées par l'ONG Sea Sheperd et l'association citoyenne de Saint-Pierre. "N’oublions pas, que dans toute discipline sportive pratiquée dans un milieu naturel, le risque zéro n’existe pas. Les accidents qui frappent les surfeurs sont principalement causés par la planche, les collisions entre surfeurs ou avec les rochers, ainsi que les noyades. Les attaques de requins restent elles, exceptionnelles, et pourraient être limitées par de simples règles de sécurité : éviter les eaux profondes ou troubles, ne pas surfer seul, éviter de se baigner à l’aube ou au crépuscule, (…). Mais jusqu’ici, ces principes de bon sens n’ont pas toujours été appliqués…", conclut Anne Fournier.
Le référé suspension devrait être examiné la semaine prochaine par le tribunal administratif.


