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Incendies: Le rapport d'expertise qui conforte l'importance d'un Dash à la Réunion

En octobre 2011, un gigantesque incendie a réduit en poussières 2.800 hectares de forêt dans les hauts de l'Ouest. Une mission d’appui et d'expertise s’était rendue sur place du 5 au 9 décembre 2011. Le rapport de mission qui vient d'être rendu public et soumis à trois ministères (de l'Intérieur, de l'Agriculture et de l'Écologie) souligne les faiblesses du dispositif anti-feu de forêt dans notre département. Les préconisations sont nombreuses, notamment sur la nécessité d'avoir une réponse de lutte aérienne plus étoffée.
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 22 juillet 2012 à 11H05

Le rapport de 70 pages estime qu'une "lutte efficace contre les feux de forêts de grande envergure combine l’intervention de moyens terrestres et l’emploi de moyens aériens (ABE et hélicoptères bombardiers d’eau - HBE) de façon très coordonnée", ce qui a fait en partie défaut lors des deux derniers incendies majeurs du Maïdo. "Il est illusoire de penser que l’intervention unique de l’un de ces vecteurs (terrestre ou aérien) peut conduire à une extinction rapide et complète d’un incendie important" complète l'expertise.

"L'appui aérien est un élément déterminant"

Justement, sur cet appui aérien qui a été tant critiqué l'année dernière pour être arrivé si tardivement, le rapport est limpide. "La composante aérienne est un élément déterminant de la lutte pour appuyer l’action des moyens au sol. Si son emploi entre parfaitement dans la doctrine nationale d’attaque massive dès l’éclosion d’un incendie, il devient souvent indispensable lorsque le feu a pris une grande ampleur. Il semble donc souhaitable que la Réunion puisse disposer de moyens aériens les plus adaptés à la réalisation de missions préventive (guet aérien - GAAR) et d’attaque (directe ou indirecte avec emploi de retardant) dans l’environnement spécifique de l’île. Pour s’intégrer parfaitement dans un dispositif cohérent, il est important que ce vecteur aérien soit disponible rapidement au profit du SDIS durant la période la plus sensible (3 mois, d’octobre à décembre)."

Plus loin, le rapport estime qu'"il parait indispensable que le SDIS augmente son parc de véhicules de lutte (camion Citerne Feux de forêts– CCF et camion citerne à grande capacité - CCGC) afin de disposer d’une force de frappe proportionnée à cette nouvelle situation et d’être de plus en mesure d’équiper les moyens extérieurs susceptibles d’être projetés en renfort. Le nombre d’une centaine de CCF semble être une cible raisonnable et adaptée. Ce besoin est conforté par l’impossibilité de disposer de renforts significatifs en matériel de Mayotte ou des Etats voisins."

Les moyens limités localement sont montrés du doigt. En ligne de mire évidemment : le fort déploiement de matériels et d'hommes de métropole qui engendre un surcoût significatif. "Il est important de veiller à un armement adéquat des véhicules et de disposer d’une réserve de matériel pour être en mesure de répondre à un besoin massif (tuyaux, lances, motopompes, etc.) sans avoir à solliciter la réserve nationale métropolitaine."

 

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