CRAJEP: Les violences urbaines, traduisent le malaise social vécu par la jeunesse Réunionnaise au quotidien et résultent de l’abandon d’une politique de soutien au secteur socio éducatif
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Les associations réunies au sein du CRAJEP (comité régional des associations de jeunesse et d’éducation populaire) communiquent :
Les violences urbaines, traduisent le malaise social vécu par la jeunesse Réunionnaise au quotidien et résultent de l’abandon d’une politique de soutien au secteur socio éducatif, notamment :
- Par la disparition programmée des acteurs qualifiés de médiation, d’animation et d’éducation,
- Par la baisse de crédits alloués à nos mouvements reconnus d’utilité publique,
- Par une absence de politique clairement définie pour l’enfance et la jeunesse
- Par un désengagement des pouvoirs publics, collectivités territoriales, qui se précise depuis plusieurs années.
Nous constatons que les réponses apportées face à ces violences sont inappropriées et ne répondent pas aux besoins des jeunes, certaines, purement répressives ont pour objectifs de faire des exemples, or nous estimons que l’apaisement passe aussi par des sanctions éducatives encadrées (travaux d’intérêt général, stages citoyens…) D’autres représentent un coût financier conséquent qui au delà d un plan d’urgence ponctuel aurait pu être investi dans une politique réelle en faveur de la jeunesse
Aucune initiative n’a été prise pour nous inviter à débattre à l’analyse indispensable de ces phénomènes, nous avons été ignorés et sommes étonnés du silence des représentants en charge de la cohésion sociale et de la jeunesse sur ces questions.
Par conséquent, nous interpellons les élus et pouvoirs publics et revendiquons notre participation dans la mise en place d’une vraie politique territoriale en matière éducative à la hauteur des besoins de la jeunesse Réunionnaise.
La Présidente du CRAJEP
J. PAJANIANDY


