Des violences plus marquées dans le Sud de l'île

Hier en début de soirée, les acteurs de la table ronde en préfecture se sont mis d'accord sur différentes mesures, notamment la baisse de 8 centimes sur le prix des carburants et la baisse ou le gel des prix sur 40 produits de première nécessité. Des annonces faites qui n'ont visiblement pas calmé les esprits.
Devant la préfecture, la prise de parole de Jean-Hugues Ratenon, pour annoncer les avancées, est accueillie par les sifflets et les huées de la part des manifestants. La colère et la tension sont palpables.
Une heure plus tard, les violences urbaines ont commencé dans beaucoup de villes de la Réunion. A Saint-Denis, la nuit a été plus calme, mais les affrontements entre manifestants et force de l'ordre ont duré une bonne partie de la nuit. Au Port, les violences ont été moins marquées. Quelques feux de poubelles et des barrages ont été constatés dans le quartier Rico Carpaye.
Dans l'Est, la soirée a également était plus tranquille pour les habitants de Saint-Benoit et Saint-André.
Mais les violences urbaines ont été très marquées dans le Sud de l'île. A Saint-Louis, les manifestants s'en sont pris au supermarché Leclerc. Les quartiers du Gol et de la Palissade ont été le théâtre de violences. C'est à Saint-Pierre que les dégâts sont les plus importants.
Des groupes de casseurs ont joué à cache-cache avec les policiers. Dans la rue de Cayenne, de nombreux magasins ont été vandalisés, pillés et incendiés. Plusieurs véhicules ont été incendiés. Dans le courant de la nuit, les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs interpellations.


