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Ste-Suzanne : Gironcel, Pausé et Alamélou jouent leur crédibilité dimanche

Dernières heures pour battre la réclame dans les rues de Sainte-Suzanne. Samedi minuit, les jeux seront presque faits et il en sera terminé de la campagne des élections municipales anticipées 2012.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 3 février 2012 à 19H10

Maurice Gironcel et Daniel Alamélou offrent leurs derniers tours de chauffe pour séduire les indécis. Dimanche dernier, jour de 1er tour, ils étaient 5.000 inscrits à ne pas se déplacer jusqu'aux bureaux de vote. C'est avant tout en direction de ce potentiel électoral que les deux têtes de liste ont axé leurs discours. Pour le reste, bien malin qui pourrait offrir une lecture d'une campagne électorale fidèle à la réputation des municipales dans notre département.

Les ralliements d'entre-deux tours auront en effet de quoi déconcerter les tenants d'une politique fractionnée en deux blocs distincts. Le rapprochement surprise d'Eddie Adékalom, pourtant ex-candidat soutenu par la "Réunion en confiance" aux cantonales 2011, vers le communiste Maurice Gironcel laissera des traces. A tel point que les électeurs se retrouvent être les témoins d'un cas de figure plutôt cocasse.

Hommes politiques "girouette"

D'un côté donc, une alliance PCR avec un candidat dit de droite (du moins jusqu'au soir du 1er tour), et de l'autre, le maire sortant et son adjoint, communistes, mais en rupture avec leur parti de coeur. Les électeurs s'y retrouveront-ils devant ces ralliements de circonstance ? Autre fait intéressant à mettre au compte des postures de campagne : le volte-face d'Antonio Grondin, candidat sans étiquette mais pourtant soutenu par le Nouveau Centre de Stéphane Fouassin jusqu'au 1er tour. "Monsieur Antonio Grondin a montré son vrai visage", évoquait avec nous cette semaine le conseiller général d'Objectif Réunion. Il y a moins d'une semaine encore, et ce depuis le début de la campagne, Antonio Grondin s'était pourtant juré de considérer les Gironcel, Pausé et Alamélou comme appartenant à la même école. Sa posture n'aura pas fait long feu devant son envie de sortir d'une opposition toujours aussi clairsemée à Sainte-Suzanne.

Du résultat de dimanche naîtra soit la confirmation du retour aux affaires de Maurice Gironcel, qui ne cesse de crier à l'injustice de sa dernière inéligibilité, soit l'opération fructueuse de l'équipe en place depuis trois ans. Pourtant, courant janvier, des proches de Yolande Pausé nous témoignaient de l'agacement que suscitait la candidature ultra-rapide de Daniel Alamélou en décembre, dès l'explosion du conseil municipal connue. De l'eau a coulé sous les ponts dirons-nous.

Quel qu'en soit le vainqueur et la liste victorieuse dimanche soir, la gouvernance qui en suivra s'avèrera aussi délicate et âpre que la campagne fût jalonnée de noms d'oiseaux lancés de part et d'autres. Et parfois même au sein d'une même famille politique. "Les traîtres Pausé et Alamélou", comme le laisse entendre le PCR, vont-ils être les premiers à capitaliser leur fronde des décisions du parti? Déjà exclus par le PCR, et en cas de défaite, ils devront se trouver de nouveaux points d'attache en politique. Ce ne sera pas la première fois que l'on verra un politique désavoué demander refuge dans une autre famille politique. La Réunion en est peut-être la championne.

Seuls les Saint-Suzannois restent maîtres des hommes et des femmes qu'ils placent aux responsabilités. Dimanche, le scrutin s'ouvre à huit heures et sera clos à dix huit heures.

 

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